ÊTRE

  « Que dit ta conscience ? Tu dois devenir l’homme que tu es. » Friedrich Nietzsche

viewerlko« Ne demandez jamais quelle est l’origine d’un homme; interrogez plutôt sa vie et vous saurez ce qu’il est. » Emir Abdel Kader

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ÊTRE  PLEINEMENT  SOI-MÊME.

La vie nous envoie toujours des maîtres qui nous enseignent avec amour et douceur l’humilité et la gratitude.

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LES DEUX LOUPS
Un vieil homme
Cherokee enseigne à son petit-fils ce qu’est la vie:
En chacun de nous, il y a un combat intérieur dit-il au jeune garçon, C’est un combat jusqu’à la mort et il se tient entre deux loups. Le premier est ténèbres. Il est la colère, l’envie, le chagrin, le regret, l’avidité, l’avarice, l’arrogance, l’apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l’infériorité, la supériorité, le loupmensonge, la fausse fierté, l’égo… Le second est lumière. Il est la joie, la paix, l’amour, l’espoir, la sérénité, l’humilité, la gentillesse, la bienveillance, l’empathie, la générosité, la vérité, la compassion …

Le petit-fils demande alors à son grand-père: -Quel est le loup qui gagne ?
Le vieil homme sourit et lui répond : – Celui que tu nourris.

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L’ AIGLON QUI SE CROYAIT UNE POULE
Un promeneur en montagne découvrit un nid d’aigle abandonné où il trouva un oeuf. Il le prit avec délicatesse et le confia à un fermier, dans l’espoir de le faire couver par une poule. Peu de temps après, naquit un aiglon parmi une couvée de poussins. La poule en prit soin et l’éleva comme le reste de ses rejetons.
Un jour, il vit un aigle planer dans le ciel. Il dit tout haut: « Quand je serai grand, je volerai comme cet oiseau. » Il s’attira le ridicule des autres poussins qui déclarèrent : « Tu es une poule comme nous! »
Tout honteux, l’aiglon continua de se comporter comme une poule et de picorer des grains. Voyant grandir l’aiglon, le fermier voulut le faire voler. Le prenant dans ses mains, il le lança dans les airs. Mais l’aiglon, convaincu qu’il ne pouvait voler, n’ouvrit pas les ailes. Il atterrit maladroitement sur le sol, provoquant un fou rire général dans la basse-cour. Un peu plus tard, le fermier fit un second essai. Cette fois, il monta sur le toit de la grange avec l’aiglon et il le lança dans le vide en disant : « Vole, tu es un aigle ! »
Timidement, l’oiseau ouvrit les ailes et se mit à planer au dessus de la basse-cour avant de s’envoler vers la montagne. James Aggrey

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Changement
Demeurez vous-même. Et non un autre. N’importe qui, ce n’est personne. Fuyez les douceurs lâches de l’anonymat. Chaque être a un destin unique. Accomplissez le vôtre, les yeux ouverts, exigeant et joyeux. Rien n’atteint jamais la dimension d’un homme. S’il manque quelque chose à votre vie, c’est parce que vous n’avez pas regardé assez haut. Un homme n’est vraiment un homme que s’il accepte tous les jours avec courage, avec force, avec persévérance et avec joie de recommencer la vie. Raoul Follereau

83c8c2f4S’il faut aimer l’autre comme soi-même il faut aussi s’aimer soi-même comme un autre. Il y a un devoir d’être heureux pour le bien de tous. Jean-Yves Leloup (1950- )

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Bien tard je t’ai aimée,
ô beauté si ancienne et si nouvelle,
bien tard je t’ai aimée !
Et voici que tu étais au-dedans, et moi au-dehors
et c’est là que je te cherchais,
et sur la grâce de ces choses que tu as faites,
pauvre disgracié, je me ruais !
St Augustin (Confessions, X, xxvii, 38)

 

« L’idéal de la vie n’est pas l’espoir de devenir parfait, c’est la volonté d’être toujours meilleur » Ralph Waldocolombe-esprit-saintEmerson (1803-1882)

 

Gratitude et confiance
http://www.youtube.com/watch?v=FiNqgFx84NE

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Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même. Gandhi

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Le jour où je me suis aimé de Charlie Chaplin :  http://www.youtube.com/watch?v=eLbuc15b2Kw

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Souvenons-nous de dire  » je t’aime » à ceux que l’on aime…,  « Nous avons ajouté des années à la vie mais pas de vie aux années…! » cliquez puis partagez… merci : http://www.youtube.com/watch?v=QVNdfUCqwCQ&feature=youtu.be

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Les vraies passions donnent des forces, en donnant du courage.Voltaire

 

Qui n’est pas capable d’être pauvre n’est pas capable d’être libre. Victor Hugo

 

On ne se débarrasse pas d’une habitude en la flanquant par la fenêtre, il faut lui faire descendre l’escalier marche par marche.   Mark Twain

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Qui es-tu?

Je partage avec vous cette histoire jolie que j’ai reçue.
Une femme était dans le coma et se mourrait. Elle eût soudain l’impression qu’on l’amenait au ciel et qu’elle se trouvait au lieu du jugement.abeille
– Qui es-tu? » demanda une voix.
– Je suis la femme du maire, répondit-elle.
– Je ne t’ai pas demandé de qui tu es la femme, mais bien qui tu es.
– Je suis la mère de quatre enfants.
– Je ne t’ai pas demandé de qui tu es la mère, mais bien qui tu es.
– Je suis maîtresse d’école. »
– Je ne t’ ai pas demandé qu’elle est ta profession, mais bien qui tu es.
Et cela continua ainsi, quelle que fut sa réplique, elle ne semblait pas être satisfaisante.
– Qui es-tu?
– Je suis chrétienne. »
– Je ne t’ai pas demandé ta religion, j’ai demandé qui tu es.
– Je suis celle qui est allée tous les jours à l’église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.
– J’ ai demandé non ce que as fait, mais qui tu es.
Elle a manifestement échoué à l’examen, puisqu’on l’a renvoyée sur terre.
Quand elle se remit de sa maladie, elle décida de découvrir qui elle était; et cela fit toute la différence. (anonyme)

  

Tu seras un homme, mon fils   

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot.

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu’aucun d’eux ne soit tout pour toi.

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser, sans n’être qu’un penseur.

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.

Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.

Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.

  Rudyard Kipling

IF

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you ;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too :
If you can wait and not be tired by waiting,galeri10
Or, being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise ;

If you can dream—and not make dreams your master;
If you can think—and not make thoughts your aim,
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same:.
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools;

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings,
And never breathe a word about your loss:
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: « Hold on! »

If you can talk with crowds and keep your virtue,espoir
Or walk with Kings—nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much:
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And—which is more—you’ll be a Man, my son!  
Rudyard Kipling

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Je suis jaloux des femmes…

Par Pierre Rabhi le mardi 19 juillet 2011,          J’ai perdu ma mère à 4 ans. Je ne conserve d’elle qu’un souvenir très flou. Je la vois dans un halo, une sorte de clair-obscur, des bribes d’images sans contour ni réalité. Son visage m’échappe. Son sein, en revanche, m’apparaît encore clairement. Chez nous, dans le désert algérien, les enfants sont allaités longtemps. Lorsque je suis devenu orphelin, il y a eu beaucoup de sollicitude autour de moi. Pierre RJ’ai ce souvenir d’une femme qui se penche vers moi pour me consoler, la sensation de ses deux gros seins et du trouble qui m’a saisi. Pas un trouble érotique, non, mais la conscience d’avoir perdu ce qui était associé à cette poitrine : la protection, la chaleur maternelle. Ma fille, Sophie, me dit parfois que mes angoisses sont peut-être liées à cette perte. Ce qui est certain, c’est que la quête du féminin m’a toujours accompagné. Je ne parle pas seulement du désir charnel, mais du besoin de l’amitié, de l’affection des femmes.  En 2002, j’ai fait campagne pour la présidentielle avec ce slogan : « Le féminin au cœur du changement. » Je crois à la nécessité d’en finir avec cette exaltation du masculin, entendu comme la volonté de puissance, l’agressivité, la domination. Je me sens profondément blessé par la subordination universelle de la femme. Combien d’hommes sont capables de s’assumer sans celles qu’ils jugent leurs inférieures ? Combien de filles n’ont pas accès à l’éducation ? Combien d’épouses sont encore opprimées ou battues ? Je suis déconcerté que tant de vies puissent naître de cette rencontre violente entre le masculin et le féminin. Les familles, les sociétés qui en résultent, ne peuvent que connaître un profond déséquilibre. Dans la nature, les deux sexes sont indispensables à la création. Le féminin l’est peut-être même davantage.  Pardonnez-moi cette évocation, mais lorsque j’étais éleveur, il y avait dans mon troupeau un bouc pour trente bêtes. Une fois qu’il avait fait son office, il pouvait disparaître sans que cela affecte nullement la vie des petits qui, en revanche, n’auraient pas survécu sans leur mère. J’ai toujours été un peu jaloux de cet état de fait. Comment, devant le miracle de la procréation, ne pas se sentir… un peu surnuméraire ? J’aurais tellement aimé vivre cette expérience fantastique de porter un enfant. C’est sans doute cette jalousie fondamentale qui engendre la violence chez tant d’hommes. Leur peur, fantasmée, de ne pas être indispensables. Même dans les pays les plus égalitaires, il nous faut corriger l’injustice et l’arbitraire, rééquilibrer le désir de conquête par l’instinct de protection de la vie. Je ne dis pas que l’un est masculin et l’autre féminin. Je crois à la présence de ces deux forces en chacun de nous. Je suis tout aussi révolté par ces discours qui mutilent les hommes en leur interdisant de pleurer, que par ceux qui prétendent réduire la féminité à la seule maternité. Il nous faut retrouver le sens de notre complémentarité. Entre nous, et en chacun de nous. (le blog de Pierre Rabhi)

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Notre Lumière

 Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite, C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question: “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux? ” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rend pas service au monde. L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres. Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous, Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus: elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère alors les autres… Marianne Williamson cité  par Nelson Mandela  dans son discours d’investiture à la présidence de la République de l’Afrique du Sud, 1994

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Être jeune
La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et le désespoir sont des ennemis qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable: Et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement. Vous restez jeune tant que vous restez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif au message de la nature, de l’homme et de l’infini. Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard. Général McArthur

« On regarde en avant et en arrière et on languit pour ce qui n’existe pas ». Shelley

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Je ne suis qu’un pauvre combattant dont l’âme aspire Gandhi21
au bien parfait, à la vérité complète et à une non-violence
sans défaillance, non seulement dans mes actes et mes paroles.
mais aussi dans mes pensées. Jusqu’ici pourtant, je n’ai pas atteint
cet idéal dont le bien-fondé ne fait pour moi aucun doute.
L’ascension est pénible mais je prends plaisir à affronter les difficultés
du parcours. Chaque pas de plus me rend plus fort et plus apte à faire le suivant.
M.K. Gandhi, tous les hommes sont frères.

ACCEPTER
Ce que vous êtes, vous l’êtes ! Acceptez-le avec tout votre être et pas seulement intellectuellement. Les circonstances sont comme elles sont parce que c’est ainsi que vous les avez faites. C’est le but que vous avez poursuivi dans le passé. C’est donc à vous. Il vous appartient. Il n’est pas question de ne pas accepter ce qui est à vous. Vous l’avez demandé et c’est venu. Ne vous rejetez pas vous-même en tout ou en partie. Si vous le faites vous ne pouvez plus être vous-même. Si vous vous rejetez vous-même, comment pouvez-vous accepter les autres ? Ce que vous voyez à l’extérieur n’est qu’une projection de vous-même. Le monde entier tel que vous le voyez n’est qu’une projection de vous-même. Vous ne voyez que vous-même partout. Aussi, acceptez émotionnellement chaque chose y compris vous-même et voyez intellectuellement ce qui peut être fait si quelque chose peut être fait. Dans la réalité, faites-le. agratitudeheartsunrisepinkrosedew1010Puisque cela vous est arrivé, vous ne pouvez pas l’annuler. Alors ? Acceptez-le. Dites oui à toute chose. C’est à vous. C’est là. Il faut accepter ou rejeter. Si vous ne pouvez pas dire oui, dites non. Il n’y a rien entre les deux. Entre les deux est une illusion. « J’accepte mais…  » C’est un mensonge. Ce  » mais  » est émotionnel. Si vous avez accepté, vous avez accepté de tout votre cœur et complètement. Si vous êtes incapable d’accepter ce qui arrive, rejetez-le, c’est-à-dire voyez la cause pour laquelle c’est arrivé et cherchez à éliminer cette cause. Si la cause est éliminée, l’effet disparaîtra également. Si, toutefois il ne vous est pas possible d’éliminer la cause de ce qui arrive, laissez-la. Acceptez-la comme vous appartenant et expérimentez-la. Le plaisir et la peine, le chaud et le froid sont les deux aspects d’une même chose. Si vous avez un furoncle qui vous gratte, cela vous gratte. Un point c’est tout. A partir du moment où vous vous identifiez avec celui-ci il se met à vous faire mal, ce qui signifie que vous ne l’acceptez pas, bien qu’il soit là. La vérité (Tattvam) est ce qui est. Connaître la vérité, c’est voir ce qui est sans vous identifier ni vous projeter. L’accepter, c’est en faire une part de vous-même. Quand ce qui est, est une part de vous-même, comment pouvez-vous ne pas vous sentir à l’aise avec ce qui est? Swami Prajnanpad

 

 

Des règles pour l’être humain
1. Un corps t’a été donné. Tu peux l’aimer ou le détester, mais ce sera le tien pour toute la durée de cette vie.
2. Tu vas apprendre des leçons. Tu es inscrit dans une école informelle à plein temps appelée “Vie”. Chaque jour tu auras l’occasion d’apprendre des leçons dans cette école. Tu pourras aimer les leçons, ou penser qu’elles sont idiotes ou sans pertinence.
3. Il n’y a pas de fautes, seulement des leçons. La croissance est un processus d’essai et d’erreur par l’expérimentation. Les expériences “ratées” font tout autant part du processus que celles qui “réussissent”.
4. Une leçon sera répétée jusqu’à ce qu’elle soit apprise. Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.
5. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n’y a pas de partie de “Vie” qui ne contienne de leçon. Si tu es en vie, il y a des leçons à apprendre.
6. “Ailleurs”, n’est pas meilleur qu’ ”ici”. Quand ton “ailleurs” est devenu “ici”, tu obtiens à nouveau un autre “ailleurs” qui à son tour te semblera meilleur qu’ ”ici”.
7. Les autres sont essentiellement des miroirs de toi-même. Tu ne peux aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que tu aimes ou que tu détestes en Toi.
8. Ce que tu fais de ta “Vie” dépend de toi. Tu as tous les outils, toutes les ressources dont tu as besoin. Ce que tu en fais dépend de toi. Le choix t’appartient.
9. Tes réponses sont en toi. Les réponses aux questions de la “Vie” sont en toi.Tout ce qu’il te faut c’est regarder, écouter et faire confiance.      10. A mesure que tu t’ouvres à cette confiance, tu te souviendras de plus en plus de tout ceci (anonyme)
amour

 

La parabole du crayon
Au commencement, le fabricant de crayons parla au crayon et dit : -Il y a 5 choses que tu dois savoir avant que je ne t’envoie dans le monde. Souviens-toi en toujours et tu deviendras le meilleur crayon qui puisse exister.
1. Tu pourras faire de grandes choses, mais à la condition de te laisser guider par la main.
2. De temps en temps, tu devras supporter un douloureux aiguisage, mais il est nécessaire si tu veux devenir un meilleur crayon.
3. Tu auras l’habilité de corriger toutes les erreurs que tu peux faire.
4. La partie la plus importante de toi sera toujours en ton intérieur.
5. Indépendamment des conditions, tu devras continuer à écrire, en laissant toujours un signe clair et lisible, même si la situation est difficile.
Le crayon écouta, promit de se souvenir et entra dans la boîte en comprenant pleinement les motivations de son fabricant. (Disciples du Divin Maître)

 

 

Le petit prince et le renard

– Bonjour, dit le renard. – Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se retourna mais ne vit rien.
– Je suis là, dit la voix, sous le pommier…
– Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
– Je suis un renard, dit le renard.
– Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
– Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
– Ah ! pardon, fit le petit prince. Mais après réflexion, il ajouta :
– Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?
– Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
– Non, dit le petit prince. Je cherche des amis.
Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
– C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
– Créer des liens ?
– Bien-sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus ; Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
– Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur…je crois qu’elle m’a apprivoisé…
– C’est possible, dit le renard. On voit sur la Terre toutes sortes de choses…
– Oh ! ce n’est pas sur la Terre, dit le petit prince.
Le renard parut intrigué : – Sur une autre planète ?
– Oui
– Il y a des chasseurs, sur cette planète-là ?
– Non.
– Et des poules ?
– Non.
– Rien n’est parfait, soupira le renard.
Mais le renard revint à son idée : – Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent.Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m’ennuie donc un peu. Mais, si tu m’apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres.Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m’appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé est pour moi inutile.
Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerais le bruit du vent dans les blé… Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince: -S’il te plaît…apprivoise-moi! dit-il.- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. -On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi! -Que faut-il faire ? dit le petit prince. -Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’œil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près…Le lendemain revint le petit prince. -Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard. Si tu viens, par exemple, à quatre heures de l’après-midi, dès trois heures je commencerai d’être heureux. Plus l’heure avancera, plus je me sentirai heureux. À quatre heures, déjà, je m’agiterai et m’inquiéterai; je découvrirai le prix du bonheur! Mais si tu viens n’importe quand, je ne saurai jamais à quelle heure m’habiller le cœur…il faut des rites.-Qu’est-ce qu’un rite ? dit le petit prince. -C’est quelque chose trop oublié, dit le renard. C’est ce qui fait qu’un jour est différent des autres jours, une heure, des autres heures.[…]  Ainsi le petit Prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche: -Ah, dit le renard…Je pleurerai. – C’est ta faute, dit le petit Prince, je ne souhaitais pas te faire de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…- Bien sûr, dit le renard. -Mais tu vas pleurer! dit le petit Prince. -Bien sûr, dit le renard.     – Alors tu n’y gagnes rien ! – J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur des blés. day_306__le_petit_prince_by_shortpinay-d350us4
Puis il ajouta :– Va revoir les roses, dit le renard. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d’un secret. Le petit Prince s’en fut revoir les roses :– Vous n’êtes pas du tout semblables à ma rose, vous n’êtes rien encore, leur dit-il. Personne ne vous a apprivoisées et vous n’avez apprivoisé personne. Vous êtes comme était mon renard. Ce n’était qu’un renard semblable à cent mille autres. Mais j’en ai fait mon ami, et il est maintenant unique au monde. Et les roses étaient bien gênées.– Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi,un passant ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.Et il revint vers le renard :– Adieu, dit-il… – Adieu, dit le renard. voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.– L’essentiel est invisible pour les yeux, répéta le petit prince, afin de se souvenir.– C’est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. – C’est le temps que j’ai perdu pour ma rose… fit le petit prince, afin de se souvenir.  Antoine de Saint Exupéry

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Le Testament spirituel de Christian de Chergé
 Quand un à-Dieu « S’il m’arrivait un jour -et ça pourrait être aujourd’hui- d’être victime du terrorisme qui semble vouloir englober maintenant tous les étrangers vivant en Algérie, j’aimerais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie était donnée à Dieu et à ce pays. Qu’ils acceptent que le Maître Unique de toute vie ne saurait être étranger à ce départ brutal. Qu’ils prient pour moi : comment serais-je trouvé digne d’une telle offrande? Qu’ils sachent associer cette mort à tant d’autres aussi violentes laissées dans l’indifférence de l’anonymat. Ma vie n’a pas plus de prix qu’une autre. Elle n’en a pas moins non plus En tout cas, elle n’a pas l’innocence de l’enfance. J’ai suffisamment vécu pour me savoir complice du mal qui semble, hélas, prévaloir dans le monde, et même de celui-là qui me frapperait aveuglément. J’aimerais, le moment venu, avoir ce laps de lucidité qui me permettrait de solliciter le pardon de Dieu et celui de mes frères en humanité, en même temps que de pardonner de tout cœur à qui m’aurait atteint. Je ne saurais souhaiter une telle mort. Il me paraît important de le professer. Je ne vois pas, en effet, comment je pourrais me réjouir que ce peuple que j’aime soit indistinctement accusé de mon meurtre. C’est trop cher payé ce qu’on appellera, peut-être, la « grâce du martyre » que de la devoir à un Algérien, quel qu’il soit, surtout s’il dit agir en fidélité à ce qu’il croit être l’Islam. Je sais le mépris dont on a pu entourer les Algériens pris globalement. Je sais aussi les caricatures de l’Islam qu’encourage un certain idéalisme. Il est trop facile de se donner bonne conscience en identifiant cette voie religieuse avec les intégrismes de ses extrémistes. L’Algérie et l’Islam, pour moi, c’est autre chose, c’est un corps et une âme. Je l’ai assez proclamé, je crois, au vu et au su de ce que j’en ai reçu, y retrouvant si souvent ce droit fil conducteur de l’Evangile appris aux genoux de ma mère, ma toute première église, précisément en Algérie, et, déjà dans le respect des croyants musulmans. Ma mort, évidemment, paraîtra donner raison à ceux qui m’ont rapidement traité de naïf, ou d’idéaliste: « qu’il dise maintenant ce qu’il en pense! » Mais ceux-là doivent savoir que sera enfin libérée ma plus lancinante curiosité. Voici que je pourrai, s’il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Lui Ses enfants de l’Islam tels qu’il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion, investis par le Don de l’Esprit dont la joie secrète sera toujours d’établir la communion et de rétablir la ressemblance, en jouant avec les différences. sourire dCette vie perdue, totalement mienne, et totalement leur, je rends grâce à Dieu qui semble l’avoir voulue tout entière pour cette joie-là, envers et malgré tout. Dans ce MERCI où tout est dit, désormais, de ma vie, je vous inclus bien sûr, amis d’hier et d’aujourd’hui, et vous, ô amis d’ici, aux côtés de ma mère et de mon père, de mes sœurs et de mes frères et des leurs, centuple accordé comme il était promis! Et toi aussi, l’ami de la dernière minute, qui n’aura pas su ce que tu faisais. Oui, pour toi aussi je le veux ce merci, et cet »A-Dieu » envisagé de toi. Et qu’il nous soit donné de nous retrouver, larrons heureux, en paradis, s’il plaît à Dieu, notre Père à tous deux. Amen! Incha Allah!  Père Christian de Chergé, Thivhirine, 1er janvier 1994
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SWAMI PRAJNANPAD, TOUT ARRIVE POUR LE MIEUX,
Vous devez vous rappeler que tout ce qui arrive, arrive pour le mieux. Il y a une distribution divine des choses. Votre vie eût été appauvrie sans toutes les choses qui vous sont arrivées. Aussi tout doit être accepté, le bon et le mauvais. En fait, vous n’avez pas le choix. Si vous voulez le bon, vous aurez le mauvais aussi. Chaque chose a deux aspects. Si vous voulez le côté face d’une pièce, vous devez prendre le côté pile aussi. C’est inutile d’attendre seulement du plaisir. Le plaisir et la peine vont toujours de pair. Il faut prendre les deux, ou rien du tout. Quand une chose arrive, acceptez-la d’abord. C’est la vérité. C’est arrivé. Pouvez-vous la refuser et dire que ce n’est pas arrivé? Non. Après avoir pleuré et vous être lamenté vous allez accepter en tout état de cause. Pourquoi ne pas l’accepter dès le début ? Dites  » oui  » à tout. Quand vous acceptez de plein gré une chose, il n’y a pas de souffrance. La peur doit être bannie de votre vie. La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l’heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie car elle est irrationnelle et bloque l’action.s.prajnanpad

LA CONSCIENCE DU CORPS 
Q. N’est-il pas nécessaire d’éloigner le mental des objets des sens ? Est-ce que nous ne devenons pas conscient du corps précisément en nous attachant à ces objets ? 
R. Pourquoi vous inquiéter de la conscience du corps et du reste? Vous avez un corps. N’est-ce pas? Il faut le nourrir et s’en occuper. Faites-le. Quand vous vous servez d’un bâton, devenez-vous conscient du bâton? Non. Vous l’utilisez si nécessaire et le laissez de côté quand vous en avez fini. De même pour le corps. Puisque vous avez un corps, faites tout ce qui est nécessaire pour lui.

MEFIEZ-VOUS DE L’IDÉALISME 
Méfiez-vous de l’idéalisme parce qu’il vous divise contre vous-même. Le réel doit être l’idéal. A tout moment, demandez-vous ce que vous voulez. Soyez clair quand à votre objectif et quand vous l’êtes, agissez avec une attention non divisée. « Oui, ceci est à moi. Je le ferai de tout mon coeur », voilà quel doit être votre sentiment. La perfection, ce n’est pas de faire quelque chose de grand ou de beau, mais de faire ce que vous êtes en train de faire avec grandeur et beauté. Si vous n’apprenez pas vos leçons maintenant, vous ne pourrez pas apprendre les leçons de la classe supérieure, quand vous y serez. Vous devrez étudier alors ce que vous avez laissé de côté. Votre idéalisme n’est rien d’autre qu’une manière de rejeter. Vous vous séparez des autres et vous appelez cela de l’idéalisme. Votre idéalisme vous semble précieux. Pareillement l’idéalisme d’un autre lui paraît précieux. C’est parce que vous rejetez tout ce qui n’est pas vous que vous ne tolérez pas l’idéalisme des autres. Les communistes combattent les capitalistes. Les hindous se battent contre les musulmans parce qu’ils pensent que leur religion est supérieure. Ce processus de séparation produit uniquement de la souffrance. Chacun a droit à son idéal particulier. Il faut l’accepter et agir en conséquence. Quand vous êtes avec un autre, vous devez être avec son idéalisme. Si vous n’arrivez pas à apprécier son idéalisme, vous devez au moins le tolérer. Tous les idéalismes de gauche ou de droite doivent être respectés. Ne vous enfermez pas dans un idéalisme particulier. Si vous posez un idéal et que vous ne pouvez pas l’atteindre, vous serez triste et déçu. Méfiez-vous de la formulation d’un idéal. Cherchez plutôt à vous épanouir dans le présent. C’est la méthode la plus rapide pour progresser. Si vous êtes menuisier, faites de votre mieux en tant que menuisier et un jour, vous vous retrouvez parmi les meilleurs spécialistes de la profession. Viser trop haut n’apporte que déception. Le réel est Vrai, l’idéal est un mensonge. Les Écritures proclament que le chemin vers Dieu est pavé de pierres de vérité.  » Le chemin vers Dieu est pavé de pierres de vérité « . Mundaka Upanishad 3-1-6; Aussi pour faire des progrès, il faut savoir où l’on se trouve, dans quelle direction il faut aller pour avancer. Alors de toute sa force on prend appui sur le sol à l’endroit où l’on se trouve. Le progrès sera rapide si l’on appuie fermement. Si on est endormi ou négligent ou si on va dans la mauvaise direction, le progrès sera lent ou retardé. Un étudiant doit prendre le temps d’étudier et de travailler chez lui. Il ne doit pas jouer toute la journée, bien que le jeu soit une activité on ne peut plus normale à cet âge. Le progrès sera rapide si le temps est judicieusement partagé entre le travail, les études, le jeu et la récréation.

LAISSEZ LE PASSE LA OU IL EST 
Q. Le problème que j’ai, c’est que je vois certains aspects d’une chose et je me sens provisoirement heureux et satisfait. Puis j’oublie et je passe à autre chose. Ceci se reproduit sans cesse. Je n’arrive pas à rendre les choses miennes et permanentes. Je ne suis pas enthousiaste dans la vie. 
R. Pourquoi dites-vous que vous n’êtes pas enthousiaste ? Vous manquiez d’enthousiasme dans le passé, mais c’est fini maintenant. Rappelez-vous qu’à chaque instant il y a un changement. Votre manière de parler montre que vous ne reconnaissez pas le fait du changement. Vous utilisez encore le temps présent « je suis « . Énoncez-vous une vérité générale? Voulez-vous dire que vous n’étiez pas enthousiaste, que vous ne le serez pas dans le futur non plus ? Absurde. La manière correcte de parler c’est de dire  » Je n’étais pas enthousiaste dans le passé. Pour le futur, nous verrons « . Laissez le passé là où il est. Quoi que ce soit que vous fassiez, soyez absorbé dans votre activité. Quand vous dites que vous ne vous sentez pas enthousiaste, vous vous êtes en train de comparer votre état présent et votre état passé. Laissez toujours le poids du passé derrière. Ne dites pas « je dois le faire complètement « , tout ce que vous faites est complet en lui-même. Allez de plénitude en plénitude. Vous jugez et vous critiquez uniquement quand vous comparez le présent au passé.

IDENTIFICATION
S’identifier c’est projeter son petit moi partout. Vous ne connaissez que . vous-même; quand vous voyez un autre, au lieu de le voir, c’est vous-même que vous voyez. Vous dites couramment:  » Il n’aurait pas dû agir ainsi « . Ce qui est une manière de supprimer l’autre. Vous refusez de lui concéder une existence séparée. Puisque chaque chose est différente et distincte d’une autre, il ne saurait y avoir de comparaison. Vous ne pouvez pas voir l’autre, si vous vous projetez en surimposition sur lui. Vous vous voyez partout, et tout devient terne et monotone. Mais si vous reconnaissez:  » Il est différent « ,  » ceci est différent « ,  » cela est différent  » etc… tout sera en vous et vous, vous deviendrez vaste, tolérant, compréhensif, incluant tout, pénétrant tout. Vous n’éprouverez plus ni déception, ni souffrance.  » Quel égarement, quelle souffrance y a-t-il pour le sage qui voit l’unité de l’existence et perçoit tous les êtres en lui-même.  » Isha Upanishad-7  Le problème c’est l’identification avec le corps ou le concept. Il n’y a pas d’hindou ni de musulman dans le vrai sens du terme. Pendant les émeutes, des hindous ont protégé des musulmans et vice versa. Immédiatement, ils sont devenus ennemis de leur propre communauté. Simplement parce que vous offrez un abri à un musulman, vous étiez traité comme un musulman. Le concept devient une entité, l’entité devient l’ennemi. De même, pendant la guerre. Tout individu étranger à la nation devient un ennemi et est traité en tant que tel. L’identification avec le corps ou le concept est à la racine de tous les problèmes. L’action juste ne peut avoir lieu qu’en l’absence d’identification. Chaque situation doit être appréciée en fonction de son caractère particulier. L’inertie du passé, des habitudes, ne doit pas dominer votre intelligence. L’intelligence doit analyser chaque situation comme elle est, considérer le pour et le contre sans faire de projections personnelles ni opérer d’amalgames, sources de confusion. 
S’identifier à une appellation est tout aussi fréquent. Une fois, un conférencier musulman raconta que tous ses parents au Bhilai avaient été massacrés. Immédiatement tous les hindous présents s’écrièrent que c’était faux. Comment pouvaient-ils le savoir ? Ils se sont simplement identifiés avec les hindous contre les musulmans. Bien que le conférencier fût leur collègue depuis des années, ils l’avaient séparé d’eux-mêmes, en lui attribuant le qualificatif de « musulman ». Après tout, personne n’est en réalité un hindou ni un musulman. Cependant ces appellations suffisent à nous rendre inhumains. Alors nous nous identifions à des concepts ou à des appellations, nous oublions d’être nous-mêmes et notre action devient contre nature. Car, après tout, quel est ce « Je » sur lequel toutes nos actions sont fondées ?  » Je  » n’est rien d’autre que l’action de s’identifier avec quelque chose de matériel ou de conceptuel. Dès qu’une telle identification a lieu, le sentiment de séparation d’avec les autres s’ensuit. On se trouve en conséquence en conflit avec toutes les autres choses avec lesquelles on ne s’est pas identifié. Swami Prajnanpad

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