Courage & liberté

Il ne faut pas traverser la vie comme un voyageur solitaire. Nous devons nous entraider et prendre soin les uns des autres. Une pensée doit précéder chacun de nos actes: » est-ce pour le plus grand bien de toute vie … ». sagesse aborigèneperle1Ce que tu veux me dire, est-ce vrai? est-ce bien? Est-ce utile? Sinon je refuse de l’entendre.  Socrate

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https://info.pollinis.org/secrets-daffaires-appel-urgent-elise-lucet/?utm_source=newsletter_716&utm_medium=email&utm_campaign=18mtd-ouv

Je vous transmets cette vidéo d’alerte de la journaliste Élise Lucet à propos de la Loi Secret d’affaires contre laquelle nous nous battons ensemble et qui va être examinée par les parlementaires dans les jours qui viennent.

Le combat de cette éminente journaliste pour la liberté de la presse rejoint le notre : ne pas laisser les lobbies nous imposer leur loi du silence, aux journalistes et à leurs sources, mais aussi aux associations comme la nôtre, aux chercheurs, aux scientifiques… Car cette loi liberticide permettrait de passer sous silence toutes les pratiques des firmes et les données sur les produits qu’elles commercialisent, notamment les pesticides.

Je vous laisse regarder le message qu’elle vous adresse, et j’espère que vous pourrez le diffuser autour de vous très rapidement : avec une mobilisation massive, nous pouvons faire amender cette proposition de loi et sauver le droit à l’information des citoyens !

je regarde la vidéo

 

Bien cordialement,

Nicolas Laarman, délégué général de POLLINIS

 

 

PÈRE ELIAS ZAHLAOUI : UN PRÊTRE SYRIEN ÉCRIVAIT à François HOLLANDE déjà en 2012.

« Je nourrissais le vague espoir de voir définitivement tournée, la politique de cirque de votre burlesque prédécesseur. À vous écouter, je me suis rapidement surpris à m’interroger sur le bienfondé de mon attente. Il m’a fallu vite déchanter. Je restais ébahi devant votre visage bon enfant, pendant que vous vous permettiez de prononcer des jugements péremptoires, sur tout et sur tous, sans la moindre nuance, ni hésitation. Mais quand je vous ai entendu parler de la Syrie et de son président, j’ai bien cru entendre la voix même des Maîtres qui vous ont juché sur ce premier poste de France, dans l’unique but de mener à bien le projet de destruction de la Syrie, que votre prédécesseur a été incapable de conduire jusqu’au bout. Pour une première à la Télévision, c’en était bien une ! Je vous attends de pied ferme, lors des tout proches désenchantements des français. Pour ma part, vieux connaisseur de la France et des français, je me suis surpris à me dire : quelle dégringolade, depuis le départ du Général de Gaulle !zahlaoui1
Mr le Président, Avant de poursuivre, il est une coïncidence historique que je me dois de vous signaler, et que vous ignoriez sans aucun doute. Sinon vous auriez évité de vous laisser interviewer, un 29 Mai ! En effet, il est un autre 29 Mai, au cours duquel la France s’est misérablement déshonorée. C’était en 1945. En ce jour même, la France « MANDATAIRE », s’est permis de bombarder le Parlement Syrien à Damas, pour, ensuite, laisser ses soldats noirs, assassiner les 29 gendarmes, en poste, dans ce haut-lieu de la démocratie. Le saviez-vous ? Mr le Président, N’est-il pas temps, pour la France, et, donc, pour vous-même, de réfléchir pour de bon sur cette ignoble politique qui, depuis 1916, année des accords aussi secrets que honteux, appelés depuis « Accords Sykes-Picot », la conduit sur les ordres du Sionisme, à détruire la Syrie et le Monde Arabe ? N’y avait-il de clairvoyant et de noble, dans toute la France d’alors, que Mr Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères, pour avoir donné à votre Consul Général à Beyrouth, Mr Georges Picot, en date du 2 Novembre 1915, en prévision de ces accords, cette consigne claire et perspicace : « Que la Syrie ne soit pas un pays étriqué… Il lui faut une large frontière, faisant d’elle une dépendance pouvant se suffire à elle-même » ?
Pour une Syrie « se suffisant à elle-même », et telle que l’avait, déjà, tracée, en 1910, une carte géographique émanant de ce même ministère des Affaires étrangères, vous devez savoir ce qu’il en fut, après qu’elle fût amputée, au Nord-Ouest de la Cilicie, au Nord-Est de la région de Mardine, dans ce qui est l’Irak actuel, de Mossoul, à l’Ouest du Liban, au Sud de la Jordanie et de la Palestine, pour être décapitée, en 1939, d’Antioche et du golfe d’Alexandrette, offerts en cadeaux à la Turquie !
[…] Mr le Président, Il est aussi une question capitale, que je me dois, en tant que citoyen arabe de Syrie, de vous poser, ainsi qu’à tous les « leaders » occidentaux : « Pourquoi vous faut-il systématiquement assassiner les peuples arabes et musulmans ? »
Vous l’avez déjà fait en dressant, entre 1980-90, l’Irak contre l’Iran, cet Irak, dont le malheureux Saddam Houssein se faisait traiter de « Grand ami », tant par Donald Rumsfeld que par Jacques Chirac ! Ce fut aussitôt après, le guet-apens du Koweït, entraînant la guerre contre l’Irak, suivi d’un blocus de (13) ans, qui a causé à lui seul, d’après les rapports américains mêmes, la mort de 1.500.000 enfants irakiens ! Ce fut ensuite la chevaleresque « guerre contre le terrorisme »… en Afghanistan ! Aussitôt suivie d’une nouvelle guerre contre l’Irak. Quant à l’immortelle épopée de l’OTAN, en Lybie, conduite par « le général-philosophe », Bernard Henri Lévy, elle vint, à nouveau, compléter ces horreurs, sous prétexte de protection des droits de l’homme ! Et voici que, depuis 15 mois, tout l’Occident s’acharne contre la Syrie, oubliant une infinité de problèmes très graves, à commencer par le Conflit israélo-arabe, qui menacent, réellement, la survie de l’humanité !
Or, toutes ces tragiques politiques occidentales, vous les pratiquez sans honte et sans vergogne, sous couvert de tous les mensonges, de toutes les duplicités, de toutes les lâchetés, de toutes les contorsions aux Lois et Conventions Internationales. Vous y avez en outre engagé ces Instances Internationales, que sont les Nations-Unies, le Conseil de Sécurité et le Conseil des droits de l’homme, alors qu’elles n’ont existé que pour régir le monde entier vers plus de justice et de paix !
Seriez-vous donc, en Occident, en train de nourrir l’espoir stupide de mettre fin de cette façon à l’Islam ? Vos savants et vos chercheurs ne vous ont-ils pas fait comprendre que vous ne faites que provoquer un Islam outrancier, que vous vous obstinez d’ailleurs à financer, à armer et à lâcher avec nombre de vos officiers, un peu partout dans les pays arabes, et surtout en Syrie ? Ne vous rendez-vous pas compte que ce faux Islam se retournera, tôt ou tard, contre vous, au cœur de vos capitales, villes et campagnes ?
Pour tout cela, laissez-moi vous rappeler, moi simple citoyen de Syrie, que cet Islam que vous armez et dressez contre le Monde Arabe, en général, et la Syrie, en particulier, n’a rien à voir avec le véritable Islam, celui-là même que la Syrie a connu, lors de la Conquête arabe, ainsi que l’Égypte et, enfin, l’Espagne. Faut-il vous rappeler que les historiens occidentaux, dont des historiens juifs, ont dû reconnaître que l’Islam conquérant s’est révélé être le plus tolérant des conquérants ? Ou ne seriez-vous, leaders occidentaux, dans vos différents pays, repus d’opulence et de « grandeur », que les vils exécuteurs des projets sionistes, depuis ces fameux Accords Sykes-Picot, et l’ignominieuse « Promesse Balfour », jusqu’à ce jour, et pour longtemps, semble-t-il, toujours empressés d’apporter à Israël, tous les soutiens possibles, connus et secrets, à tous les niveaux, aussi bien politiques et diplomatiques, que militaires, financiers et médiatiques ?
Oui, pourquoi vous faut-il assassiner et détruire des peuples entiers, pour qu’ISRAËL, SEUL, puisse enfin vivre et survivre ? Est-ce de la sorte que vous cherchez à réparer votre terrible complexe de culpabilité vis à vis des juifs, dû à un antisémitisme plus que millénaire et proprement occidental ? Vous faut-il le faire au prix de l’existence même de ces peuples arabes et musulmans, au milieu desquels les juifs avaient mené une vie quasi normale, faite de cordialité, voire, de riche collaboration ? Si mes interrogations vous paraissent exagérées ou outrancières, permettez-moi de vous prier de lire ce qu’ont écrit sur l’emprise du Sionisme aux États-Unis, des hommes comme John Kennedy et Jimmy Carter, et des chercheurs courageux et connus, comme Paul Findley, Robert Dole, David Duke, Edward Tivnan, John Meirsheimer, Stephen Walt, Franklin Lamb, et surtout Noam Chomsky.
Pour ce qui concerne l’emprise du Sionisme en Europe, je m’en tiens aujourd’hui à la France seule. Vu la responsabilité qui est la vôtre, vous est-il permis d’oublier ou d’ignorer ce qu’ont, si courageusement, écrit : Roger Garaudy, Emile Vlajki, Pierre Leconte, Régis Debray, et surtout les juifs Michel Warshawsky, Stéphane Hessel, Serge Grossvak et le Professeur André Noushi ? Si par impossible, tous ces noms ne vous disaient rien, laissez-moi vous rappeler quelques noms si connus en Israël même, qu’il serait malhonnête de les ignorer et d’ignorer ce qu’ils ont osé dire depuis quarante, voire, cinquante ans, et certains bien avant la « création » d’Israël : Martin Buber, Albert Einstein, Yshayahou Leibowitz, Israël Shahak, Susan Nathan, Tanya Rheinhart. Pour finir, laissez-moi vous rappeler un texte trop connu pour passer inaperçu. Il date du mois de février 1982. À lui seul, il constitue et condense l’implacable dictat sioniste, imposé depuis des dizaines d’années, à toute la politique occidentale. Il a paru dans la revue sioniste « KIVOUNIM », publiée à Jérusalem. Il s’agit d’un article intitulé « Stratégie d’Israël dans les années 1980″, et il porte la signature de Mr Oded Yinon. Je me contente d’en citer un seul paragraphe, reproduit (p.62) dans un livre récent, intitulé « Quand la Syrie s’éveillera… », paru, à Paris, chez Perrin, en 2011. Ses auteurs sont Richard Labévière et Talal El-Atrache. On y lit textuellement :
« La décomposition du Liban en cinq provinces, préfigure le sort qui attend le monde arabe tout entier, y compris l’Égypte, la Syrie, l’Irak et toute la péninsule Arabe. Au Liban, c’est un fait accompli. La désintégration de la Syrie et de l’Irak en provinces ethniquement ou religieusement homogènes, comme au Liban, est l’objectif prioritaire d’Israël, à long terme, sur son front est ; à court terme, l’objectif est la dissolution militaire de ces États. La Syrie va se diviser en plusieurs États, suivant les communautés ethniques, de telle sorte que la côte deviendra un État alaouite chi’ite ; la région d’Alep un État sunnite ; à Damas, un autre État sunnite hostile à son voisin du nord ; les druzes constitueront leur propre État, qui s’étendra sur notre Golan peut-être, et en tout cas dans le Hourân et en Jordanie du Nord. Cet État garantira la paix et la sécurité dans la région, à long terme : c’est un objectif qui est maintenant à notre portée ».
[…]
Mr le Président, Pour finir, laissez-moi vous prier vivement de chercher à vous rendre personnellement compte, de tout ce dossier, et à mesurer la responsabilité que vous y assumez, avant qu’il ne soit trop tard.
Un ami, prêtre français, fin connaisseur de la Syrie, le Père Jean-Paul Devedeux, vient de vous écrire en ce jour même. Sa lettre est une invitation pressante qu’il vous adresse, pour une meilleure connaissance des Arabes, en général, et de la Syrie, en particulier. L’enjeu est de taille. Veuillez, donc, vous libérer du « rôle » que vous êtes en droit de rechercher, et, surtout, de celui que l’on cherche, immanquablement, à vous imposer. La Syrie, « seconde patrie de tout homme civilisé » comme l’a si bien dit votre grand savant « André Parot », et terreau de toutes les civilisations, mérite une visite. Elle ne manquera pas de vous étonner, et même de vous captiver. Ayez le courage de la connaître de près. Vous en reviendrez porteur d’un projet de politique nouvelle, clairvoyante et juste, faite d’équilibre humain, qui repose sur les droits et devoirs de TOUS, à l’égard de TOUS ! La vie, la liberté et la dignité sont, pour TOUS !
Nouveau Président de la France, Je vous souhaite d’en prendre l’initiative. Vous n’y serez pas perdant autant que vous l’êtes, en ce moment, et moins que vous le serez demain, si vous vous défilez !
Mr le Président, En vous confiant cet espoir, je vous dis mon respect. »
Père Elias ZAHLAOUI Église Notre-Dame de Damas Koussour – Source : blog de Jacques Toutaux, dimanche 5 août 2012, par Comité Valmy

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Voici un excellent document clair, concis et riche: https://www.youtube.com/watch?v=kq5q17DDzJk

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JE SUIS CHARLIE?

JE SUIS RESPECT. JE SUIS JUSTICE. JE SUIS AMOUR. JE SUIS LIBERTÉ. JE SUIS PAIX. JE SUIS BRAHMA. JE SUIS BOUDDHA. JE SUIS MOÏSE. JE SUIS JÉSUS LE CHRIST. JE SUIS MOHAMMAD. JE SUIS ANISSA. JE SUIS MUSULMANE. TOUTES LES RELIGIONS SONT MA RELIGION. TOUTE L’HUMANITÉ EST MA FAMILLE QUE J’AIME. JE CHANTE AVEC IBN ARABI:  » L’AMOUR EST MA FOI ET MA LOI. » anissa AIT: https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=h4gyuPaeVFk abbe_pierre

Conscience:   https://www.youtube.com/watch?v=feZ-IEtZoeI

 Être libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. Nelson Mandela (1918-2013) Un long chemin vers la liberté (1996)

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Que s’est-il passé  en Islande? Le savez-vous?01-Des-baisers-passionneshttp://www.youtube.com/watch?feature=youtube_gdata_player&v=9rGNF-C6Xek&desktop_uri=%2Fwatch%3Fv%3D9rGNF-C6Xek%26feature%3Dyoutube_gdata_player&app=desktop

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chimes of freedom  http://www.youtube.com/watch?v=TbEr240Tfskimages

 

 

Daniel Barenboim, pour qu’advienne la paix Argentinian-born Israeli conductor Danie  En 1999, deux amis chefs-d’orchestre, Daniel Barenboim et Edward Said créèrent le West-Eastern Divan, un orchestre constitué de jeunes musiciens palestiniens, arabes et israéliens. Ils se retrouvèrent à Weimar en Allemagne – un endroit où les idéaux humanistes des Lumières sont éclipsées par la Shoah – ils matérialisent l’espoir de remplacer l’ignorance par l’éducation, la connaissance et la compréhension;  d’imaginer un avenir meilleur. 1148830_503801833023963_1077344793_n Au sein de l’orchestre, les personnes qui ne se connaissaient qu’ à travers le prisme de la guerre, se sont retrouvées vivre et travailler ensemble. Comme ils ont appris à s’couter les uns les autres lors des répétitions et des discussions, ils se découvrirent différents de ce que la politique et l’idéologie leur ont appris à savoir, les diviser. Cette expérience de coexistence a été conçue comme un événement ponctuel, elle a évolué rapidement formant un orchestre de légende. Trois ans après sa création, l’orchestre s’installa à Séville avec l’aide du gouvernement espagnol. L’Andalousie symbolisant une coexistence durable entre musulmans, chrétiens et juifs en Europe. Assez rapidement Edward Saïd, décéda et Daniel Barenboim continue à porter cette œuvre magnifique.  Le défi a été de déplacer de jeunes enfants juifs Israéliens pour jouer à Ramallah en Palestine. Ce défi a été relevé et depuis de nombreux autres ont suivi avec succès. http://www.west-eastern-divan.org Diván_Este-Oeste_2005 images

confirmation

Invictus, est un poème de William Ernest Henley. C’ est le poème préféré de Nelson Mandela. Il a été repris dans le film Invictus de Clint Eastwood.

Invictus

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit que soit le chemin,271128859[1]
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

http://www.youtube.com/watch?v=x5dTDpqXrfk

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.13078623-paysage-d-39-ete-avec-un-champ-de-fleurs-jaunes-lever-du-soleil

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
William Ernest Henley (1931)

 

C’est drôle ce besoin qu’ont les gens d’accuser les autres d’avoir gâché leur existence. Alors qu’ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l’aide de quiconque. Amélie Nothom

 

 aniheart

Severrine Suzuki, ou l’organisation des enfants en défense de l’environnement: O.N.U. image-severn-suzuki-jpg

https://www.youtube.com/watch?v=R__8WgZYg94

 

 

 

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Le Déserteur

dyn001_original_320_207_jpeg_2581086_c7c1951027e8ee46a60acb4cbd4c41a3Monsieur le Président je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir
Monsieur le Président
je ne veux pas la faire
je ne suis pas sur terre
Pour tuer des pauvres gens
C’est pas pour vous fâcher
Il faut que je vous dise
Ma décision est prise
je m’en vais déserter

Depuis que je suis né
J’ai vu mourir mon père
J’ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants
Ma mère a tant souffert
Qu’elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers
0000533188_500Quand j’étais prisonnier
On m’a volé ma femme
On m’a volé mon âme
Et tout mon cher passé
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes
J’irai sur les chemins

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France
De Bretagne en Provence
Et je dirai aux gens
Refusez d’obéir
Refusez de la faire
N’allez pas à la guerre
Refusez de partir
S’il faut donner son sang
Allez donner le vôtre
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le Président
Si vous me poursuivez
Prévenez vos gendarmes
Que je n’aurai pas d’armes
Et qu’ils pourront tirer.

Boris Vian (1920 – 1959)

aniheart

 Une chercheuse refuse la Légion d’honneur, Annie Thébaud-Mony.

Une chercheuse, spécialiste des cancers professionnels, refuse la Légion d’honneur décernée par la ministre du Logement Cécile Duflot pour dénoncer l' »indifférence » qui touche la santé au travail et l’impunité des « crimes industriels ». Dans une lettre adressée à la ministre, rendue publique samedi, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm, demande à la ministre d’intervenir pour « la remise en cause de l’impunité qui, jusqu’à ce jour, protège les responsables de crimes industriels ». « Je ne fais pas ce geste contre Mme Duflot », précise à l’AFP la présidente de l’association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) qui déplore que la crise économique occulte la santé des travailleurs et les questions environnementales. « Ma démarche se veut un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité », écrit-elle en accompagnement de sa lettre à la ministre datée du 31 juillet. « Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail (…), le drame des accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques… » « Cessons les vraies fausses controverses sur les faibles doses. Des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger délibérée d’autrui, y compris en matière pénale », dit-elle dans sa lettre à Mme Duflot. Cette spécialiste, également porte-parole de Ban Asbestos France, évoque par ailleurs « la sous-traitance et le transfert des risques vers des populations très précarisées (maintenance, nettoyages, gestion des déchets) » . La chercheuse dont la carrière a été « bloquée pendant dix ans », plaide pour qu’enfin la recherche sur l’exposition aux cancérogènes au travail soit dotée des moyens financiers publics nécessaires et que les jeunes chercheurs qui s’y adonnent cessent d’être maintenus dans un statut précaire. AFP, Gérard BonGandhi-on-Peace

H.D.THOREAU  La désobéissance civile (Extraits)  cheval blanc

 » (…) Je crois que nous devrions être hommes d’abord et sujets ensuite. Il n’est pas souhaitable de cultiver le même respect pour la loi et pour le bien. La seule obligation qui m’incombe est de faire bien. (…) La loi n’a jamais rendu les hommes un brin plus justes, et par l’effet du respect qu’ils lui témoignent les gens les mieux intentionnés se font chaque jour les commis de l’injustice. Le résultat courant et naturel d’un respect indu pour la loi, c’est qu’on peut voir une file de militaires, colonel, capitaine, caporal et simples soldats, enfants de troupe et toute la clique, marchant au combat par monts et par vaux dans un ordre admirable contre leur gré, que dis-je ? Contre leur bon sens et contre leur conscience, ce qui rend cette marche fort âpre en vérité et éprouvante pour le cœur. Ils n’en doutent pas le moins du monde : c’est une vilaine affaire que celle où ils sont engagés. Ils ont tous des dispositions pacifiques. Or, que sont-ils ? Des hommes vraiment ?, ou bien des petits fortins, des magasins ambulants au service d’un personnage sans scrupules qui détient le pouvoir? Visitez l’Arsenal de la Flotte et arrêtez-vous devant un fusilier marin, un de ces hommes comme peut en fabriquer le gouvernement américain ou ce qu’il peut faire d’un homme avec sa magie noire; ombre réminiscente de l’humanité, un homme debout vivant dans son suaire et déjà, si l’on peut dire, enseveli sous les armes, avec les accessoires funéraires.(…) La masse des hommes sert ainsi l’État, non point en humains, mais en machines avec leur corps. (…) . Ils ont la même valeur marchande que des chevaux et des chiens. Et pourtant on les tient généralement pour de bons citoyens. (…) Celui qui se voue corps et âme à ses semblables passe à leurs yeux pour un bon à rien, un égoïste, mais celui qui ne leur voue qu’une parcelle de lui-même est salué des titres de bienfaiteur et philanthrope. (…) Nous sommes accoutumés de dire que la masse des hommes n’est pas prête; mais le progrès est lent, parce que l’élite n’est, matériellement, ni plus avisée ni meilleure que la masse. Le plus important n’est pas que vous soyez au nombre des bonnes gens mais qu’il existe quelque part une bonté absolue, car cela fera lever toute la pâte. Il y a des milliers de gens qui par principe s’opposent à l’esclavage et à la guerre mais qui en pratique ne font rien pour y mettre un terme; qui se proclamant héritiers de Washington ou de Franklin, restent plantés les mains dans les poches à dire qu’ils ne savent que faire et ne font rien; qui même subordonnent la question de la liberté à celle du libre échange et lisent, après dîner, les nouvelles de la guerre du Mexique avec la même placidité que les cours de la Bourse et peut-être, s’endorment sur les deux. (…) On attend, avec bienveillance, que d’autres remédient au mal, afin de n’avoir plus à le déplorer. (…) Ainsi, sous le nom d’Ordre et de Gouvernement Civique, nous sommes tous amenés à rendre hommage et allégeance à notre propre médiocrité. On rougit d’abord de son crime et puis on s’y habitue; et le voilà qui d’immoral devient amoral et non sans usage dans la vie que nous nous sommes fabriquée. (…) Comment peut-on se contenter d’avoir tout bonnement une opinion et se complaire à ça ? Quel plaisir peut-on trouver à entretenir l’opinion qu’on est opprimé ? (…) Il existe des lois injustes : consentirons-nous à leur obéir ? Tenterons-nous de les quand_desobeir_devient_un_devoir amender en leur obéissant jusqu’à ce que nous soyons arrivés à nos fins — ou les transgresserons-nous tout de suite? (…) Si je suis venu au monde, ce n’est pour le transformer en un lieu où il fasse bon vivre, mais pour y vivre, qu’il soit bon ou mauvais. Un homme n’a pas tout à faire mais quelque chose, et qu’il n’ait pas la possibilité de tout faire ne signifie pas qu’il doive faire quelque chose de mal. (…) Je n’hésite pas à le dire : ceux qui se disent abolitionnistes devraient, sur-le-champ, retirer tout de bon leur appui, tant dans leur personne que dans leurs biens, au gouvernement du Massachusetts, et cela sans attendre de ’constituer la majorité d’une voix, pour permettre à la justice de triompher grâce à eux. S’ils écoutent la voix de Dieu ils n’ont nul besoin, me semble-t-il, de compter sur une autre voix. En outre, tout homme qui a raison contre les autres, constitue déjà une majorité d’une voix. (…) Car peu importe qu’un début soit modeste : ce qui est bien fait au départ est fait pour toujours. Mais nous aimons mieux en discuter — c’est cela que nous appelons notre mission. La réforme entretient à son service des quantités de journaux, mais pas un seul homme. (…) Sous un gouvernement qui emprisonne quiconque injustement, la véritable place d’un homme juste est aussi en prison. La place qui convient aujourd’hui, la seule place que le Massachusetts ait prévue pour ses esprits les plus libres et les moins abattus, c’est la prison d’État. (…) Une minorité ne peut rien tant qu’elle se conforme à la majorité; ce n’est même pas alors une minorité. Mais elle est irrésistible lorsqu’elle fait obstruction de tout son poids. (…) En poussant à fond, « plus on a d’argent, moins on a de vertu », car l’argent s’interpose entre un homme et ses objectifs pour les réaliser et il n’a sûrement pas fallu une grande vertu pour s’enrichir ainsi. L’argent met sous le boisseau nombre de questions auxquelles on serait autrement forcé de répondre, alors que la seule question neuve qu’il soulève, abrupte et superflue, c’est « comment le dépenser ». (…) En m’entretenant avec les plus affranchis de mes concitoyens, je m’aperçois qu’en dépit de tous leurs propos concernant l’importance et la gravité de la question, et leur souci de la tranquillité publique, le fort et le fin de l’affaire c’est qu’ils ne peuvent se passer de la protection du gouvernement en place et qu’ils redoutent les effets de leur désobéissance sur leurs biens ou leur famille. (…) A quoi bon accumuler des biens quand on est sûr de les voir filer ? Il faut louer quelques arpents, bien s’y installer et ne produire qu’une petite récolte pour la consommation immédiate. On doit vivre en soi, ne dépendre que de soi, et, toujours à pied d’œuvre et prêt à repartir, ne pas s’encombrer de multiples affaires. (…) Si j’avais pu nommer toutes les Sociétés, j’aurais signé mon retrait de chacune d’elles, là où je n’avais jamais signé mon adhésion, mais je ne savais où me procurer une liste complète. Je n’ai payé aucune capitation depuis six ans ; cela me valut de passer une nuit en prison ; tandis que j’étais là à considérer les murs de grosses pierres de deux à trois pieds d’épaisseur, la porte de bois et de fer d’une épaisseur d’un pied et le grillage en fer qui filtrait la lumière, je ne pus m’empêcher d’être saisi devant la bêtise d’une institution qui me traitait comme un paquet de chair, de sang et d’os, bon à être mis sous clef. Je restais étonné de la conclusion à laquelle cette institution avait finalement abouti, à savoir que c’était là le meilleur parti qu’elle pût tirer de moi ; il ne lui était jamais venu à l’idée de bénéficier de mes services d’une autre manière. Je compris que, si un rempart de pierre s’élevait entre moi et mes concitoyens, il s’en élevait un autre, bien plus difficile à escalader ou à percer, entre eux et la liberté dont moi, je jouissais. Pas un instant, je n’eus le sentiment d’être enfermé et les murs me semblaient un vaste gâchis de pierre et de mortier. J’avais l’impression d’être le seul de mes concitoyens à avoir payé l’impôt. De toute évidence, ils ne savaient pas comment me traiter et se comportaient en grossiers personnages. Chaque menace, chaque compliment cachait une bévue; car ils croyaient que mon plus cher désir était de me trouver de l’autre côté de ce mur de pierre. Je ne pouvais que sourire de leur empressement à pousser le verrou sur mes méditations qui les suivaient dehors en toute liberté, et c’était d’elles, assurément, que venait le danger. Ne pouvant m’atteindre, ils avaient résolu de punir mon corps, tout comme des garnements qui, faute de pouvoir approcher une personne à qui ils en veulent, s’en prennent à son chien. Je vis que l’État était un nigaud, aussi apeuré qu’une femme seule avec ses couverts d’argent, qu’il ne distinguait pas ses amis d’avec ses ennemis, et perdant tout le respect qu’il m’inspirait encore, j’eus pitié de lui. (…) Le philosophe chinois lui-même avait assez de sagesse pour considérer l’individu comme la base de l’Empire. La démocratie telle que nous la connaissons est-elle l’aboutissement ultime du gouvernement ? Ne peut-on franchir une nouvelle étape vers la reconnaissance et l’établissement des droits de l’homme ? Jamais il n’y aura d’État vraiment libre et éclairé, tant que l’État n’en viendra pas à reconnaître à l’individu un pouvoir supérieur et indépendant d’où découlerait tout le pouvoir et l’autorité d’un gouvernement prêt à traiter l’individu en conséquence. Je me plais à imaginer un État enfin, qui se permettrait d’être juste pour tous et de traiter l’individu avec respect, en voisin ; qui même ne trouverait pas incompatible avec son repos que quelques-uns choisissent de vivre en marge, sans se mêler des affaires du gouvernement ni se laisser étreindre par lui, du moment qu’ils rempliraient tous les devoirs envers les voisins et leurs semblables. » 
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Stéphane Hessel

Stéphane Hessel a participé à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme en 1948. Six décennies plus tard, il défend l’universalité de ce texte, épingle la question migratoire et la situation des Palestiniens.  (Priscille LAFITTE)
Stéphane Hessel a 30 ans lorsque, jeune diplomate, il participe à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948. FRANCE 24 a pu le rencontrer au moment où il recevait le prix Unesco pour la promotion d’une culture des droits de l’Homme, le 10 décembre 2008.
FRANCE 24 : Quels progrès ont été faits depuis 60 ans ?
Stéphane HESSEL : Il y a eu beaucoup de progrès. Il ne faut pas le nier. Dans le courant de ces 60 dernières années, nous avons réussi la décolonisation des grands empires occidentaux, formidable progrès qui donne la liberté et l’indépendance à un nombre considérable de peuples. Ils ont maintenant la tâche de travailler à leur propre démocratisation. Il y a eu la fin de l’apartheid, il y a eu la fin du stalinisme. Mais tout reste encore à faire si nous voulons passer le cap des discours, comme celui que je tiens depuis un certain temps, et qui ne sert qu’à donner mauvaise conscience. Il faut passer à l’action. Nous avons des pays où tout est terriblement bloqué. Je parle une fois de plus de nos amis palestiniens. Personne ne dit tout ce qu’il y a lieu de reprocher à leur grand voisin israélien. Tout le monde se tait, par peur de passer pour antisémite. C’est une timidité qu’il faut vaincre. Il nous faut être aux côtés des Israéliens intelligents qui veulent la paix et qui sont en minorité. Et aux côtés des Palestiniens qui souffrent et qui veulent arriver à une négociation amicale avec Israël. Dans les pays démocratiques, le respect des droits civils et politiques ne pose plus tellement problème. C’est pour les droits économiques, sociaux, culturels, qu’il y a toujours des retards. Concernant le traitement de l’immigration, par exemple. C’est un des problèmes qui est déjà lourd, mais qui le sera plus encore à la suite de tout ce qui nous arrive ces derniers temps – sur le plan du changement climatique. On va avoir des mouvements migratoires considérables. Et jusqu’ici les pays, et notamment le mien, n’ont pas su apporter à ceux qui cherchent à émigrer dans des pays plus riches, l’accueil qu’ils mériteraient.hessel-1115691-jpg_989614
FRANCE 24 : En France, où en est-on avec le respect des droits de l’Homme ?
Stéphane HESSEL : La France n’a pas respecté comme elle aurait dû un certain nombre de valeurs et de droits qui figurent dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Notamment les articles 13, 14 et 15, qui concernent le traitement des immigrés. Je suis très fâché contre mon gouvernement actuel. La façon dont il traite le droit d’asile et les sans-papiers me révulse. Et je pense qu’il faut que nous soyons nombreux à protester contre ces formes de violations de droits élémentaires.
FRANCE 24 : La Déclaration universelle des droits de l’Homme est-elle si universelle qu’elle prétend l’être ? N’est-elle pas d’abord une vision occidentale du monde ?
Stéphane HESSEL : La Déclaration n’a absolument rien d’occidental. Elle a été rédigée certes par des Occidentaux, mais pas seulement. Par des Orientaux, des gens de l’Est et des gens du Sud. Par des Chinois et des Indiens. C’est vous dire que qualifier cette déclaration d’occidentale, c’est ne rien comprendre à l’effort qui a été fait entre 1945 et 1948 pour rédiger un texte qui ne choque aucune religion, qui ne choque aucune culture, qui est au contraire ouverte à celle de tous les pays. Et l’adjectif « universel », qui est tellement important, lui a été donné à juste titre. Le nier ne peut venir que de gouvernements, jamais de peuples. Ces gouvernements ont peur que leurs citoyens leur réclament des choses qu’ils n’ont pas envie de leur donner.
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