Chemin de Lumière… Beauté, Paix et Joie

Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs. Michel de Montaignedéveloppement-personnel-608x400« C’est par la rosée des petites gentillesses que le cœur redevient matinal et se rafraîchit. » Khalil GibranLe Prophète.

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Chrétiennes, juives et musulmanes, elles chantent la Prière des Mères 
Le mouvement Women Wage Peace (WWP) croit en ses « marches de l’espoir » et les multiplie. Elles sont des milliers de femmes, vêtues de blanc, animées d’un seul et même désir : que la terre où elles vivent retrouve la paix, se purifie. Ces femmes, de tous bords politiques et sociaux, appartiennent au mouvement israélo-palestinien Women Wage Peace, (Les femmes œuvrent pour la paix) qui croit en « une alternative » à la situation qui prévaut actuellement au Moyen-Orient. Pour elles, « une autre réalité est possible ». « Les dernières vagues de violence ont montré très clairement la nécessité de briser cette spirale », ont déclaré les femmes de WWP, en 2014, au moment de leur lancement. Elles faisaient allusion à l’opération militaire « Bordure protectrice » qui causa la mort de 72 israéliens et plus de 200 palestiniens, selon les chiffres de l’ONU. L’organisation, dépourvue de plate-forme politique, rêve d’une humanité à nouveau au centre des sociétés, indépendamment des différences.
De droite ou de gauche, religieuses ou laïques, arabes ou juives, ces femmes sont avant tout des grands-mères, des mères, des filles, des sœurs, qui pensent aux générations suivantes. Elles sont courageuses, veulent « vivre dans une société normale, prospère, où les droits de l’homme sont respectés ». « Nous voulons toutes conduire une existence saine et équilibrée », affirment-elles comme dans un slogan.

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« Nous nous étions enfin rencontrés. On chemine longtemps côte à côte, enfermé dans son propre silence, ou bien l’on échange des mots qui ne transportent rien. Mais voici l’heure du danger. Alors on s’épaule l’un l’autre. On découvre que l’on appartient à la même communauté. On s’élargit par la découverte d’autres consciences. On se regarde avec un grand sourire. On est semblable à ce prisonnier délivré qui s’émerveille de l’immensité de la mer.» Antoine de Saint Exupéry, Terre des hommes.270131_4308739634781_2940781_n

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Où donc est le bonheur ? disais-je.

Où donc est le bonheur ? disais-je. – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l’enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l’âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l’homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, – garder dans son cœur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d’un ineffable hymen,
Envier l’eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son cœur se fondre au son d’une parole,
Connaître un pas qu’on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d’avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu’un regard, qu’une fleur, qu’un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d’une main jalouse
Les boutons d’orangers sur le front de l’épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu’il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l’illusion, l’espérance, et sentir
Qu’on vieillit au fardeau croissant du repentir,
Effacer de son front des taches et des rides ;
S’éprendre d’art, de vers, de voyages arides,
De cieux lointains, de mers où s’égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l’on ne dormait pas ;
Se dire qu’on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s’enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d’amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Être sage, et railler l’amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d’un œil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l’homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d’ombre.
C’est donc avoir vécu ! c’est donc avoir été !
Dans la joie et l’amour et la félicité
C’est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe était remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l’enfance où le cœur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

Où donc est le bonheur, disais-je ? – Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l’avez donné !
Victor HUGO   (1802-1885)

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Lettre d’un soldat allemand à sa femme. (14 octobre 1914)

« Ce qui m’oppresse de jour en jour davantage, c’est l’appréhension de l’abrutissement intérieur. Je suis très touché de ce que tu me souhaites une cotte de mailles impénétrable aux balles, mais je n’ai pas la moindre crainte des balles et des obus, je ne redoute que la grande solitude intérieure. J’ai peur de perdre ma foi dans l’humanité, en moi-même, au bien qui existe dans le monde. C’est affreux ! Beaucoup, beaucoup plus dur que d’être exposé à toutes les intempéries, d’avoir à s’occuper soi-même de sa nourriture, de coucher dans une grange ; tout cela est peu de chose ; il m’est beaucoup plus dur de supporter la brutalité des gens entre eux. On souffre certainement en voyant les blessés, les cadavres d’hommes et de chevaux qui gisent de tous côtés ; mais cette impression douloureuse n’est de longtemps pas aussi forte ni aussi durable qu’on se le figurait avant la guerre. Cela doit tenir en partie à ce qu’on se le figurait avant la guerre. Cela doit tenir en partie à ce qu’on se rend compte de son impuissance en face de tout cela, mais n’est-ce pas aussi que déjà on commence à devenir indifférent, à s’abrutir ?
Comment est-il possible que je souffre davantage de mon propre isolement que de la vue de tant d’autres souffrances ? Peux-tu me comprendre ? Que me sert d’être épargné par les balles et les obus, si je perds mon âme ? » Franz Blumenfeld (armée allemande)

Homepage_coeurI’m moslim I’m not terrorist:

 https://www.youtube.com/watch?v=iDM4gqciqs8

abbé

Un enfant de 3ans distributeur de joie:

https://www.youtube.com/watch?t= 285&v=ycEKwHalo1cmedbenefitsbg

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Aimer !
Aime aimer ! … pour de vrai, quand même cela fait mal, quand même tu n’y réussis que si imparfaitement. Aime aimer, et tu Le connaîtras ! … et tu Le reconnaîtras, Lui, que tu cherchais ! marcher_vers_la_foiEt en cette Rencontre, tu auras trouvé tout, tout ce que réclamaient tes faims et tes soifs, et Il te donnera, et saura les apaiser, encore et toujours plus de ces Faims et ces Soifs de Lui, l’Amour. Et Il t’apprendra à en révéler la Joie aux autres, à tous. Et ce sera pour toi, pour tous, avec Lui, dans le toujours de l’au-delà du temps, la Joie de la Victoire, la Pleine Vie, enfin !  Abbé Pierre

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Les gens qui ne rient jamais ne sont pas des gens sérieux! Alphonse Allais

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Le secret du bonheur …

Vous valez ce que vaut votre cœur. Toute l’histoire de l’humanité est l’histoire du besoin d’aimer et d’être aimé. Cette fin de siècle (surtout dans les régions d’évolution sociale accélérée) rend plus difficile l’épanouissement d’une saine3.SEPARATEUR--78- affectivité. C’est sans doute pourquoi beaucoup de jeunes et de moins jeunes recherchent l’ambiance de petits groupes, afin d’échapper à l’anonymat et parfois à l’angoisse, afin de retrouver leur vocation profonde aux relations interpersonnelles. A ne croire une certaine publicité, notre époque serait même éprise de ce que l’on pourrait appeler un doping du cœur. Il importe en ce domaine, de voir clair. Quel que soit l’usage qu’en font les humains, le cœur (symbole de l’amitié et de l’amour) a aussi ses normes, son éthique. Faire place au cœur dans la construction harmonieuse de votre personnalité n’a rien à voir avec la sensiblerie ni même la sentimentalité. le cœur, c’est l’ouverture de tout l’être à l’existence des autres, la capacité de les deviner, de les comprendre. Une telle sensibilité, vraie et profonde, rend vulnérable. C’est pourquoi certains sont tentés de s’en défaire en se durcissant. Aimer, c’est donc essentiellement se donner aux autres. Loin d’être une inclination instinctive, l’amour est une décision consciente de la volonté d’aller vers les autres. Pour pouvoir aimer en vérité, il faut se détacher de bien des choses et surtout de soi, donner gratuitement, aimer jusqu’au bout. Cette dépossession de soi (œuvre de longue haleine) est épuisante et exaltante. Elle est source d’équilibre. Elle est le secret du bonheur.
Jean-Paul II, Extrait du Message aux jeunes de France, Paris, 1980
don-esprit-saint

SEGUIREMOS: Hôpital St Jean de Dieu de Macao:http://www.youtube.com/watch_popup?v=8WATgU5PduE&feature=youtu.be 

imagesChers amis, Inutile de comprendre l’espagnol, je pense que vous ferez suivre à un maximum de personnes. Il s’agit d’une vidéo réalisée par le chanteur Macaco avec les travailleurs et les patients du 8e étage, (Oncologie) de L’Hôpital pour enfants, San Juan de Dios à Barcelone afin de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer. Chaque fois que vous entrez dans la vidéo, 5 centimes seront versés à la cause. Merci: http://www.youtube.com/watch_popup?v=8WATgU5PduE&feature=youtu.be 

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Faire le bien n’est pas un devoir. C’est un plaisir, car cela accroît notre santé et notre bonheur personnels. Zoroastre

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 La joie est en tout, la beauté aussi ; il faut savoir les extraire. Confucius
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L’Amour de l’Amour.
Aimez bien vos amours ; aimez l’amour qui rêve
Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ;
C’est lui que vous cherchez quand votre avril se lève,
Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux.
Aimez l’amour qui joue au soleil des peintures,
Sous l’azur de la Grèce, autour de ses autels,
Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures,
Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels.
Aimez l’amour qui parle avec la lenteur basse
Des Ave Maria chuchotés sous l’arceau ;
C’est lui que vous priez quand votre tête est lasse,
Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau.
Aimez l’amour que Dieu souffla sur notre fange,8f285bd7
Aimez l’amour aveugle, allumant son flambeau,
Aimez l’amour rêvé qui ressemble à notre ange,
Aimez l’amour promis aux cendres du tombeau !
Aimez l’antique amour du règne de Saturne,
Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché,
Qui suspendait, ainsi qu’un papillon nocturne,
Un baiser invisible aux lèvres de Psyché !
Car c’est lui dont la terre appelle encore la flamme,
Lui dont la caravane humaine allait rêvant,
Et qui, triste d’errer, cherchant toujours une âme,
Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent.
Il revient ; le voici : son aurore éternelle
A frémi comme un monde au ventre de la nuit,
C’est le commencement des rumeurs de son aile ;
Il veille sur le sage, et la vierge le suit.
Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes,
C’est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois,
C’est ce Dieu. C’est ce Dieu qui tord les oriflammes
Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits.
Il palpite toujours sous les tentes de toile,
Au fond de tous les cris et de tous les secrets ;
C’est lui que les lions contemplent dans l’étoile ;
L’oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts.
La source le pleurait, car il sera la mousse,
Et l’arbre le nommait, car il sera le fruit,
Et l’aube l’attendait, lui, l’épouvante douce
Qui fera reculer toute ombre et toute nuit.
Le voici qui retourne à nous, son règne est proche,
Aimez l’amour, riez ! Aimez l’amour, chantez !
Et que l’écho des bois s’éveille dans la roche,
Amour dans les déserts, amour dans les cités !
Amour sur l’Océan, amour sur les collines !
Amour dans les grands lys qui montent des vallons !
Amour dans la parole et les brises câlines !
Amour dans la prière et sur les violons !4e2cab74
Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres !
Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts !
Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres !
Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix !
Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles !
Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux !
Amour dans les couvents : anges, battez des ailes !
Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous !
Mais adorez l’Amour terrible qui demeure
Dans l’éblouissement des futures Sions,
Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure
Sur la croix, dont les bras s’ouvrent aux nations.
Germain NOUVEAU (1851-1920)

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images12Zaz, Je veux: http://www.youtube.com/watch?v=Tm88QAI8I5A

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«Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voulais être quand je serai grand, j’ai répondu image001«heureux»! Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question ; j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie.» John Lennon

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L’homme et la femme

« L’homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.
Dieu a fait pour l’homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l’autel sanctifie.
L’homme est le cerveau, la femme le coeur. Le cerveau fabrique la lumière ; le coeur produit l’Amour. La lumière féconde ; l’Amour ressuscite.
L’homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.
L’homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres. L’héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.
L’homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.foihg
L’homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l’ange indéfinissable.
L’aspiration de l’homme, c’est la suprême gloire ; l’aspiration de la femme, c’est l’extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.
L’homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l’Evangile parfait.
L’homme pense; la femme songe. Penser, c’est avoir dans le crâne une larve ; songer, c’est avoir sur le front une auréole.
L’homme est un océan ; la femme est un lac. L’Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.
L’homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c’est dominer l’espace ; chanter, c’est conquérir l’Ame.
L’homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.
Enfin : l’homme est placé où finit la terre; la femme où commence le ciel ». Victor Hugo

 

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L’art dans le sable Ilana Yahav

One man’s dream:  http://www.youtube.com/watch?v=dEgSoTCgvgA
 « Give Peace a Chance » http://www.youtube.com/watch?v=WWepVUYn54s

 6a00d83454359e69e200e54f88f8cd8834-800wi

 

duteuilYves Duteil, La langue de chez nous:  http://www.youtube.com/watch?v=AAu47tEp0wM

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  Imagine
Imagine there’s no heaven
It’s easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today
Imagine there’s no countries
It isn’t hard to doJohn-Lennon
Nothing to kill or die for
And no religion too
Imagine all the people
Living life in peace
(Chorus)
You…
You may say I’m a dreamer
But I’m not the only one
I hope some day you’ll join us
And the world will be as one
Imagine no possessions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
Our brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world
(Chorus)
And the world will live as one
John Lennon

http://www.youtube.com/watch?v=2xB4dbdNSXY

Imagine
Imagine qu’il n’y ait pas de Paradis,
C’est facile si tu essaies
Pas d’enfer en-dessous de nous
Au-dessus seulement le ciel
Imagine le monde entier
Vivant le moment présent…

Imagine qu’il n’y ait plus de pays76
Ce n’est pas difficile à faire
Aucun emblème pour lequel tuer ou mourir
Et aucune religion non plus
Imagine le monde entier
Vivant dans la paix…
tu peux dire que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras
Et le monde sera comme un

Imagine aucune possession
Je m’en émerveillerai si tu le peux
Plus besoin d’avidité ou de famine
Une fraternité entre homme
Imagine le monde entier
Partageant la planète entière…

Tu te dis peut être que je suis un rêveur
Mais je ne suis pas le seul
J’espère qu’un jour tu nous rejoindras
Et que le monde entier ne fera qu’un

 

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Si quelquefois vous rencontrez une personne qui ne vous donne pas le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez lui le vôtre.  Raoul Follereau: Le Livre d’amour (1920), Un sourire

 

 

 

 

 

« Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même il est plus beau de transmettre aux autres ce que l’on a contemplé que de contempler seulement. » -Sicut enim majus est illuminare quam lucere solum. Mauis est contemplata aliis tradere quam solum contemplari.- Saint Thomas d’Aquin agxay1nk

 

Liberté

Sur mes cahiers d’écolier                          3254
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable de neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages70
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes raisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attendries
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mortciel_03
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté
Paul Eluard, Poésies et vérités, 1942

 

Chaque expérience de beauté rappelle un paradis perdu et appelle un paradis promis. François Cheung

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