Leçons de vie

Souviens-toi d’aimer! Abbé Pierre

Changer son regard

0« Ayant médité la douceur et la compassion, j’ai oublié la différence entre moi et les autres. »Milarepa

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« Ils se moquent de moi car je suis différent. Je me moque d’eux car ils sont tous pareils ! »Kurt Cobain

3Lorsqu’une porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre ; mais parfois on observe si longtemps celle qui est fermée qu’on ne voit pas celle qui vient de s’ouvrir à nous. Helen Keller

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36) On n’a jamais fini d’apprendre à pardonner

C’est dans une église de Munich que je l’ai vu. Chauve et trapu, vêtu d’un manteau gris et serrant un feutre beige entre ses doigts, il se frayait un chemin vers moi à travers la foule. Je venais de terminer une réunion et les gens s’acheminaient lentement vers la sortie entre les rangs de chaises et le long des allées. Nous étions en 1947. J’étais venue de Hollande dans une Allemagne vaincue, apporter le message de pardon de Dieu. « Quand nous confessons nos péchés, avais-je dit, Dieu les jette au plus profond de l’océan, où ils disparaissent pour toujours»!
Les gens se levaient en silence. En silence, ils prenaient leurs manteaux. En silence, ils quittaient la salle… C’est alors que j’aperçus l’homme qui marchait à contre-courant. Tout d’abord, je vis le manteau gris et le chapeau beige, et puis, soudain… l’uniforme vert et le képi à visière portant une tête de mort…Alors, tout me revient à l’esprit en l’espace d’un éclair : ce hall immense, ces lumières crues, ce pitoyable tas de vêtements et de chaussures amassés au centre de la pièce…La honte de devoir passer nue devant un homme! Je voyais la frêle silhouette de ma sœur, juste devant moi, ses côtes saillantes sous la peau transparentes. Betsie et moi avions été arrêtées pour avoir caché des juifs chez nous pendant l’occupation nazie, et l’homme qui se trouvait maintenant en face de moi était l’un des gardiens de cet affreux camp de Ravensbrück.
Il me tendait la main… -Vous avez donné un excellent message, mademoiselle, me dit-il. Qu’il est bon de savoir, comme vous l’avez si bien exprimé, que nos péchés sont au fond de la mer!
Et moi qui venais de parler de façon si désinvolte du pardon, je me mis à consulter nerveusement mon agenda, plutôt que de prendre cette main qui se présentait. Celui qui me la tendait ne se souvenait plus de moi, bien sûr. Cependant, je le reconnaissais! Je me souvenais même de la lanière de cuir qui se balançait, accrochée à sa ceinture…
–Vous avez mentionné Ravensbrück, reprit-il. J’ai été gardien là-bas…Mais depuis ce temps-là, je suis devenu chrétien. Je sais que Dieu m’a pardonné les cruautés que j’ai commises. Mais j’aimerais l’entendre de vos propres lèvres, mademoiselle. Voulez-vous me pardonner?
La main se tendait à nouveau vers moi. Immobile, je me tenais là, debout, figée, sans un geste, sans une parole. Je ne pouvais pas prendre cette main, moi qui, pourtant, avais besoin tous les jours du pardon de Dieu! Non, c’était impossible. Betsie était morte dans ce camp. Pouvait-il effacer, par une simple démarche, sa lente et terrible agonie? J’étais face à cet homme, paralysée, le cœur serré dans un étau de glace. Mais le pardon n’est pas une affaire de sentiment, cela je la savais aussi. Le pardon, c’est un acte de volonté. Et la volonté peut fonctionner quelle que soit la température du cœur. En silence, j’appelai le Seigneur: «Seigneur Jésus, secours-moi! Je peux sortir ma main, mais toi, supplée au reste!». Alors, d’un geste mécanique, comme si j’avais été de bois, je mis ma main dans celle qui m’était tendue. Et, au moment où je faisais ce geste, il se passa quelque chose d’extraordinaire, car je lui dis : « Je vous pardonne, mon frère, je vous pardonne de tout mon cœur».
Nous sommes restés un long moment ainsi, ma main dans la sienne, moi l’ancienne prisonnière, lui l’ancien gardien de Ravensbrück. Jamais dans ma vie je n’ai connu l’amour de Dieu d’une façon aussi intense qu’en cet instant-là!    Corrie ten Boom (Cornelia Johanna Arnalda ten Boom), 1892 -1983. Ecrivain chrétienne néerlandaise qui a aidé de nombreux Juifs à échapper aux nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale.

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35) La Chaussure de Gandhi
Un jour, en montant dans un train en marche, Gandhi perdit une chaussure. Il ne put la récupérer. Au grand étonnement des personnes présentes, Gandhi enleva son autre chaussure et la lança en direction de celle qu’il venait de perdre. A un passager qui lui demanda pourquoi il avait fait cela, Gandhi répondit en souriant : « Le paysan qui trouvera ma chaussure, sera heureux de trouver la paire qu’il pourra utiliser. sinon ce serait une perte pour nous deux. J’espère seulement que mes chaussures correspondront à sa pointure!»

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34) Aimer c’est pardonner

C’est l’histoire de deux amis qui marchaient dans le désert. A un moment donné, ils se disputèrent et l’un d’eux gifla l’autre. Ce dernier, endolori mais sans rien dire, écrivit dans le sable : AUJOURD’HUI, MON MEILLEUR AMI M’A DONNÉ UNE GIFLE.    Ils continuèrent à marcher puis trouvèrent un oasis, dans lequel ils décidèrent de se baigner. Mais celui qui avait été giflé manqua de se noyer et son ami le sauva. Quand il se fut repris, il écrivit sur une pierre : AUJOURD’HUI, MON MEILLEUR AMI M’A SAUVÉ LA VIE.   Celui qui avait donné la gifle et avait sauvé son ami lui demanda : – Quand je t’ai blessé tu as écrit sur le sable, et maintenant tu écris sur la pierre. Pourquoi ?
 L’autre ami répondit : – Quand quelqu’un nous blesse, nous devons l’écrire dans le sable, où les vents du pardon peuvent l’effacer. Mais quand quelqu’un fait quelque chose de bien pour nous, nous devons le graver dans la pierre, où aucun vent ne peut l’effacer.
APPRENDS A ÉCRIRE TES BLESSURES DANS LE SABLE ET A GRAVER TES JOIES DANS LA PIERRE.   Anonyme

 

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33) Le cri irrépressible d’une mère : histoire vraie

Une petite maison kabyle au fil du temps qui s’égrène dans le rythme presque immuable des saisons. Le poids serein des siècles est maître du temps et des lieux. Une vieille femme sent le froid de la mort monter doucement, mais inexorablement le long de ses jambes. Jadis véloces, ces jambes l’ont portée partout le long des collines, des adrets brûlants et des ubacs frais, le long des sentiers abrupts bordés de buissons d’arbousiers et de lentisques. Elles ont supporté pendant tant d’années la charge des olives et du bois de chauffage. Allongée sur son lit, le parcours de sa vie défile dans sa mémoire convoquée dans les derniers instants. Ses parents disparus viennent la visiter chaque nuit. Elle se voit courir, enfant, dans les ruelles, ou parmi les fleurs innombrables des prés. Elle entend ses rires d’insouciance, de joie inaltérable de vie promise à l’éternité.Son fils Ahmed, lui manque. Depuis qu’il est parti en France, il n’est plus revenu. C’est un amjah,(perdu) comme on dit. Année après année, elle espérait le voir un jour sur le seuil de la maison. Elle lui a pardonné de l’avoir privée de sa face chérie. Il lui envoyait de l’argent mais c’est son visage qui lui manque. Elle l’aime comme seule la chair peut aimer sa propre chair. Elle éprouve un désir tenace de le revoir, revoir son visage, promener ses mains sur son front, avant que ses yeux se ferment à jamais. kabyleElle ne peut partir comme ça, dans l’atroce douleur de la solitude.Elle perd ses forces, elle sent que bientôt Celle qui a raison de tout l’emportera dans son fleuve immense où tout devient vanité.Un jour, vers l’heure d’azouzwou, quand le soleil déclinant accorde sa clémence dans la brise vespérale, on la voit sortir péniblement de sa demeure. Elle vient à la tajmaath et regarde au Nord, appuyant ses mains diaphanes sur le tronc du micocoulier séculaire. Les hommes assis sur les dalles de granit se taisent. Elle crie trois fois le nom de son fils bien aimé. -Ahmedh! Ahmedh! Ahmedh! Et elle retourne chez elle. Huit jours plus tard, le village est surpris de voir son fils arriver. Pâle, répondant brièvement aux saluts, il va au chevet de sa mère. Elle ouvre ses yeux. – Je savais que tu viendrais. Elle tend les mains, le touche, caresse sa tête. – Merci mon enfant. Je peux m’en aller tranquille maintenant. Plus tard, les gens questionnent Ahmed. Il marchait dans une rue de Paris et il entendit, noyé dans une sorte de vent lointain, un appel. Trois fois le cri désespéré, par delà les hautes montagnes et la mer si vaste, avait retenti. Il se retourna sur le trottoir bondé de vie urbaine, le cœur battant. Il ne vit personne.Mais il savait ce qu’il devait faire. Mustapha Amarouche

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32) Une histoire de gratitude:

ETATS-UNIS – Dans le Colorado, un enfant de huit ans à peine a décidé de vendre des chocolats chauds devant l’hôpital qui a soigné l’un de ses meilleurs amis d’un cancer au cerveau. Animé d’une incroyable générosité, le garçonnet reverse tous les profits réalisés à l’établissement. La valeur n’attend pas le nombre des années. La générosité non plus. A Aurora (Colorado), un enfant de 8 ans s’est improvisé, depuis quelques semaines, vendeur de chocolats chauds et autres sucreries. Une précocité entrepreneuriale qui ne doit rien à l’appât – tout aussi précoce – du gain, mais, qui, au contraire, poursuit un but désintéressé, empli de bonté. Cet argent récolté – à ce jour près de 3.000 dollars tout de même – le jeune Tristan Regini le cède en effet à l’hôpital des enfants de la ville afin de remercier l’établissement d’avoir sauvé de la mort l’un de ses amis, Cade Humphrey. « L’hôpital lui a sauvé la vie, alors j’essaie de le soutenir en retour, comme je peux ».
« C’est l’un de mes meilleurs amis »
Son copain Cade avait été hospitalisé en 2013, quand un examen avait révélé une tumeur au cerveau. Après des mois de soins lourds (opération chirurgicale, chimiothérapie, radiations), le mal a fini par refluer. A ce jour, l’enfant ne montre plus aucun signe de maladie. A tel point, rapportent les médias américains, qu’il est venu prêter main forte à son ami, le week-end dernier, sur son stand de douceurs chocolatées. « Ce qu’il fait est vraiment incroyable », a-t-il déclaré à la presse. « C’est l’un de mes meilleurs amis et son initiative me fait vraiment du bien. »
Du côté des responsables de l’hôpital, l’initiative de Tristan est loin d’être passée inaperçue.  »Chaque don, petit ou grand, est un investissement dans l’avenir d’un enfant », certifie le responsable en charge de la collecte de fonds de l’établissement hospitalier. « Le don de ce garçon est particulièrement significatif, poursuit ce responsable car il démontre que les plus jeunes peuvent agir pour améliorer le quotidien à l’hôpital des enfants de leur âge. »  in métronews

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31) UNE HISTOIRE DE PETIT CHIEN !

Un agriculteur avait des chiots qu’il avait besoin de vendre. Il a peint un panneau annonçant les 4 chiots et le cloua à un poteau sur le côté de sa cour. Comme il plantait le dernier clou dans le poteau, il se sentit un tirage sur sa salopette .. Il tomba dans les yeux d’un petit garçon. « Monsieur ,  » dit-il,  » je veux acheter un de vos chiots.  » «Eh bien, » dit le fermier, en frottant la sueur à l’arrière de son cou : « Ces chiots viennent des parents très racés et coûtent beaucoup d’argent ». Le garçon baissa la tête un moment. Ensuite, fouillant profondément dans sa poche, il sortit une poignée de monnaie et la tendit à l’agriculteur. «J’ai trente-neuf cents. Est- ce suffisant pour acheter un ?  » «Bien sûr» dit le fermier ….. Et il laissa échapper un sifflement .. «Ici, Dolly!  » il a appelé Venant de la niche et descendant la rampe, Dolly courut, suivie par quatre petites boules de fourrure. Le petit garçon pressa son visage contre le grillage. Ses yeux dansaient de joie. Comme les chiens arrivaient à la clôture, le petit garçon 4875469-Chiots-bouvier-bernois-440x320remarqua quelque chose d’autre qui remuait à l’intérieur de la niche. Lentement, une autre petite boule apparut, nettement plus petite. En bas de la rampe, elle glissa . Ensuite, de manière un peu maladroite, le petit chiot a clopiné vers les autres, faisant de son mieux pour les rattraper. «Je veux celui-là,  » dit le petit garçon, pointant l’avorton L’agriculteur s’agenouilla à côté du garçon et lui dit: «Mon fils, tu ne veux pas ce chiot .. Il ne sera jamais capable de courir et de jouer avec toi comme ces autres chiens le feraient. » Le petit garçon recula de la clôture, se baissa et commença à rouler une jambière de son pantalon. Ce faisant, il révéla une attelle en acier des deux côtés de la jambe, fixée sur une chaussure spécialement conçue… En regardant en l’air vers l’agriculteur, il dit : «Vous voyez, monsieur, je ne cours pas très bien moi-même, et il aura besoin de quelqu’un qui le comprend. » Avec des larmes dans les yeux, l’agriculteur se baissa et ramassa le petit chiot… Le tenant délicatement, il le tendit au petit garçon. » Combien?  » demanda le petit garçon.  » Rien », répondit le paysan, « il n’y a pas de prix pour l’amour. » Le monde est plein de gens qui ont besoin de quelqu’un qui les comprenne.  

lumiereLes personnes porteuses d’ un handicap, qu’il soit physique ou mental nous apprennent tant!

30) Gagner ensemble

Aux Olympiades des personnes souffrant d’un handicap, à Seattle, 9 athlètes, tous porteurs d’un handicap mental ou physique, étaient sur la ligne de départ pour la course de 100 m. Au signalement du starter, la course commença. Tous ne courraient pas mais tous avaient le désir de participer et de gagner. Ils couraient par 3, un garçon tomba sur la piste, fit quelques tonneaux et commença à pleurer. Les 8 autres l’entendirent pleurer. Ils ralentirent et regardèrent en arrière. Ils s’arrêtèrent et rebroussèrent chemin… Tous… Une fille avec le syndrome de Down, s’assit à côté de lui, commença à le caresser et lui demanda : “Ça va mieux maintenant ? » Alors, tous les 9 se prirent par les épaules et marchèrent ensemble vers la ligne d’arrivée. Le stade entier se leva et applaudit. Et les applaudissements durèrent très longtemps… Au fond de nous, nous savons tous que la chose la plus importante dans la vie est bien plus que de gagner pour soi. La chose la plus importante dans cette vie, c’est d’aider les autres à gagner. Même si cela implique ralentir et modifier notre course. Anonyme

echarpe_bapteme_brode_prenom_photo429)

wp_post_1524_3_af_29Avant je campais derrière l’arbre. L’homme blanc campait derrière un autre arbre. Lorsque
 je le regardais de derrière l’arbre, il se cachait. Lorsqu’il me regardait de derrière son arbre,
je me cachait. Alors, j’ai pensé que pour vraiment se regarder, il fallait sortir de sous les arbres
et s’asseoir ensemble. Pas besoin de vivre dans le camp de l’un ou de l’autre, mais nous pouvons
être amis, nous parler, travailler et marcher ensemble.Il n’y a qu’un seul pays. Nous devons le partager.
Hommes blancs et Aborigènes peuvent marcher ensemble et partager leurs cultures. Ainsi, nous construirons l’avenir.
Paddy Roe, Peuple Nyekini,Pays Noonkanka

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28) PETITE RÉFLEXION SUR LA VIE… Garfield-joue-de-la-guitare-sur-son-bateau
Au bord de l’eau, dans un petit village mexicain, un bateau rentre au port. Un américain qui est là, complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses prises et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.  » Pas très longtemps « , répond le Mexicain.  » Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?  » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffisent à assurer la subsistance de sa famille.L’Américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps ?  » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis, nous jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie. L’Américain l’interrompt :  » J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre votre poisson à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico, Los Angeles, puis peut-être New-York d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.  » Le mexicain demande alors :  » Et combien de temps cela prendrait-il ?  »  » 10 ou 20 ans « , répond l’Américain. Et après ?  » Après ? C’est là que ça devient intéressant « , répond l’Américain en riant,  » quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions.  » Des millions ? Mais après ? Après ?  » Vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à jouer de la guitare avec vos amis…

4d9daf6927) Cher frère blanc,
Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je suis au soleil, je suis noir,2339062727_2
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir.

Tandis que toi, homme blanc,
Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu vas au soleil, tu es rouge,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris.

Alors, de nous deux,
Qui est l’homme de couleur ?
Léopold SEDAR SENGHOR

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26) Le train de la vie
La vie est comme un voyage dans un train: on monte et on descend, il y a des accidents, à certains arrêts, il y a des surprises et à d’autres, il y a une profonde tristesse. Quand on naît et qu’on monte dans le train, nous rencontrons des personnes et nous croyons qu’elles resteront avec nous pendant tout le voyage: ce sont nos parents! Malheureusement la vérité est toute autre.91273fae Eux ils descendent dans une gare et ils nous laissent sans leur amour et leur affection, sans leur amitié et leur compagnie. En tous cas, il y a d’autres personnes qui montent dans le train et qui seront pour nous très importantes: Ce sont nos frères et nos sœurs, nos amis et toutes les personnes merveilleuses que nous aimons. Certaines considèrent le voyage comme une petite promenade. D’autres ne trouvent que de la tristesse pendant leur voyage. Il y a d’autres personnes toujours présentes et toujours prêtes à aider ceux qui en ont besoin. Certains quand ils descendent laissent une nostalgie pour toujours… D’autres montent et descendent tout de suite et nous avons tout juste le temps de les croiser… Nous sommes surpris que certains passagers que nous aimons, s’assoient dans un autre wagon nous laissant voyager sans eux. Naturellement, personne ne peut nous empêcher de les chercher partout dans le train. Parfois malheureusement, nous ne pouvons pas nous asseoir à côte d’eux car la place est déjà prise. Ce n’est pas grave…le voyage est comme ça: plein de défis de rêves, d’espoirs, d’adieux…. mais sans retour. Essayons de faire le voyage de la meilleure façon possible. Essayons de comprendre nos voisins de voyage et cherchons le meilleur en chacun d’entre eux. Rappelons-nous qu’à chaque moment du voyage un de nos compagnons peut vaciller et peut avoir besoin de notre compréhension. Nous aussi pouvons vaciller et il y aura toujours quelqu’un pour nous comprendre. Le grand mystère du voyage est que nous ne savons pas quand on descendra du train pour toujours, Nous ne savons pas non plus quand nos compagnons de voyage descendront aussi; Même pas celui qui est assis juste à côte de nous. Moi je pense que je serai triste de quitter le train…. j’en suis sûr! La séparation avec tous les amis que j’ai rencontrés dans le train sera douloureuse, laisser mes proches seuls sera très triste, trainmais je suis sûr qu’un jour ou l’autre j’arriverai à la gare centrale et je les reverrai tous arriver avec un bagage qu’ils n’avaient pas quand ils sont montés dans le train. Par contre je serai heureux d’avoir contribué à augmenter et enrichir leur bagage. Mes amis, faisons du mieux possible pour faire un bon voyage et essayons de laisser un bon souvenir de nous, au moment où nous descendrons du train. Je souhaite un bon voyage à tous les passagers.  Anonyme

25) Les vieux, Jacques Brel : http://www.youtube.com/watch?v=_lyr2P3jMNM

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux Même riches ils sont pauvres, ils n’ont plus d’illusions et n’ont qu’un cœur pour deux. Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d’antan. Que l’on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps. Est-ce d’avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d’hierimages. Et d’avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières. Et s’ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d’argentvi 3. Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends

Les vieux ne rêvent p!us, leurs livres s’ensommeillent, leurs pianos sont fermés. Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter. Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petitDu lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au litEt s’ils sortent encore, bras dessus bras dessous, tout habillés de raideC’est pour suivre au soleil l’enterrement d’un plus vieux, l’enterrement d’une plus laide
Et le temps d’un sanglot, oublier toute une heure la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s’endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtantO-VIEILLESSE-ENNEMIE
Et l’autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n’importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s’excusant déjà de n’être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d’argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t’attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attendJacques Brel – 1963

 

24) L’amour d’un enfant

Quand j’ai vu la foule ds le magasin en allant faire mes emplettes de Noël, je me suis mise à maugréer.  « Je vais passer un temps interminable ici et j’ai encore tant de choses à faire.  Noël commence à devenir une corvée.  je me coucherai bien pour ne me réveiller qu’après. »  Mais je me suis fait un chemin jusqu’au rayon des jouets et là, j’ai commencé à maugréer contre le prix des jouets en me demandant si les enfants joueraient vraiment avec.

puis j’ai remarqué un petit bonhomme d’environ 5 ans qui tenait une jolie petite poupée contre lui.  Il n’arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui.  Je me demandais à qui était destinée la poupée. Le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : « Ma tante, es-tu certaine que je n’ai pas assez de sous? »  La dame lui répondit avec un peu d’impatience : « Tu le sais que tu n’as pas assez de sous pour l’acheter. »  Puis sa tante lui demanda de rester là et de l’attendre quelques minutes et elle partit rapidement. Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée.  « C’est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël.  Elle était sûre que le Père Noël la lui apporterait. »  Je lui dis alors qu’il allait peut-être la lui apporter.  Il me répondit tristement: « Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant.  Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu’elle lui apporte. »  Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. « Elle est partie rejoindre Jésus.  Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi alors j’ai pensé qu’elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur. » Mon cœur s’est presque arrêté de battre.480614_3380967408487_1115964849_n

Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m’a dit: « J’ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite.  Je lui ai demandé d’attendre que je revienne du magasin ».  Puis il m’a montré une photo de lui, prise dans le magasin sur laquelle il tenait la poupée en me disant: « Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m’oubliera pas.  J’aime ma maman et j’aimerais qu’elle ne me quitte pas, mais papa dit qu’il faut qu’elle aille avec ma petite sœur ». Puis il baissa la tête et resta silencieux. Je fouillai dans mon sac à ma main, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon: « Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour être sûr? »  « Ok, dit-il, il faut que j’en aie assez »  Je glissai mon argent avec la sienne et nous avons commencé à compter.  Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: « Merci Jésus pour m’avoir donné assez de sous. »  Puis il me regarda et dit : « J’avais demandé à Jésus de s’arranger pour que j’aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l’apporter à ma soeur.  Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman mais je n’osais pas lui demander.  Mais il m’a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche.  Vous savez, ma maman aime tellement les roses blanches… » Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m’éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d’esprit complètement différent de celui dans lequel je l’avais commencé. Je n’arrivais pas à oublier le petit garçon.

Puis, je me suis rappelé un article paru dans le journal quelques jours auparavant qui parlait d’un conducteur en état d’ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille.  La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée.  La famille devait décider s’ils allaient la faire débrancher du respirateur.  Est-ce que c’était la famille de ce petit garçon? Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m’empêcher d’aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était la jeune femme. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin!  J’ai quitté le salon en pleurant sentant que ma vie changerait pour toujours. anonyme

 

23) Apprécier ce qui est
Le fils de la femme de ménage d’une riche famille, était devenu ami avec le fils de cette famille. Un jour, il le convia à passer quelques cieltoiljours de vacances à la campagne dans leur ferme. Sa mère très gênée expliqua à ses patrons que ce n’était pas forcément une bonne ide car ils étaient assez pauvres et n’avaient pas le confort habituel du jeune garçon. mais ce dernier était très excité à l’idée de partir avec eux et ses parents finirent par accepter. Au retour, le père demande à son fils. : « As-tu aimé ton séjour? »
« C’était fantastique papa! »
« As-tu vu comment vivent les gens pauvres? » Demande encore le père.
« Ah oui! » Répond le fils.
« Alors qu’a-tu appris? »coeur-ocean-500x350
Le fils lui répond « J’ai vu que nous n’avions qu’un chien alors qu’ils en ont quatre. Nous avons une piscine qui fait la moitié du jardin et ils vont dans une grande crique sur la mer. Nous avons des lanternes dans notre jardin et eux ont des étoiles partout dans le ciel. Nous avons une immense galerie à l’avant et eux ont l’horizon. Nous avons un domaine mais eux ont des champs à perte de vue. Nous avons des serviteurs alors qu’eux servent les autres. Nous achetons nos denrées et eux les cultivent. Nous avons des murs autour de la propriété pour nous protéger. Eux ont des amis qui les protègent. Merci Papa de m’avoir permis de voir tout ce que nous n’avons pas ». Le père en resta muet.

22) Paroles d’un vieil homme aux siens

«Quand j’étais jeune et libre, et doté d’une imagination sans limites, Je rêvais de changer le monde. Devenu plus sage avec les années, J’ai compris que le monde ne changerait pas. Alors j’ai réduit quelque peu mes visées Et j’ai décidé de transformer seule- ment mon pays. Mais lui aussi semble immuable. En Approchant de la vieillesse, dans une suprême et désespérée tentative, J’ai décidé de ne penser qu’à changer ma famille, ceux dont j’étais le plus proche. Hélas ! vous n’avez rien voulu entendre,vous non plus ! maintenant, étendu sur mon lit de mort, je comprends soudain : Si seulement je m’étais changé moi-même, Alors à mon exemple, vous auriez également changé. Et, grâce à vos actions, vous auriez inspiré d’autres personnes à Trouver la force et le courage d’améliorer notre pays et, qui sait ? Peut-être même de changer le monde! N’essayez pas de changer le monde, commencez par vous même. Beaucoup de gens essaient de changer les gens qui sont dans leur entourage. Il s’agit en fait d’une tâche quasi impossible. Si seulement ces personnes essayaient de se transformer elles-mêmes, Elles comprendraient à quel point cette transformation est difficile. Le premier changement doit toujours venir de soi, et à notre exemple, Les autres changeront également. Si vous voulez que votre vie soit une magnifique histoire, Réalisez que vous en êtes l’auteur et que vous avez l’opportunité chaque jour D’en écrire une nouvelle page.» anonyme    

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21) Lettre d’adieu

Si pour un instant Dieu oubliait que je suis une marionnette de chiffon et m’offrait un morceau de vie, je profiterais de ce temps du mieux que je pourrais. Sans doute je ne dirais pas tout ce que je pense, mais je penserais tout ce que je dirais. Je donnerais du prix aux choses,non pour ce qu’elles valent, mais pour ce qu’elles représentent. Je dormirais peu, je rêverais plus, sachant qu’en fermant les yeux, à chaque minute nous perdons 60 secondes de lumière. Je marcherais quand les autres s’arrêteraient, je me réveillerais quand les autres dormiraient. Si Dieu me faisait cadeau d’un morceau de vie, je m’habillerais simplement, je me coucherais à plat ventre au soleil, laissant à découvert pas seulement mon corps, mais aussi mon âme. Aux hommes, je montrerais comment ils se trompent, quand ils pensent qu’ils cessent d’être amoureux parce qu’ils vieillissent, sans savoir qu’ils vieillissent quand ils cessent d’être amoureux! A l’enfant je donnerais des ailes mais je le laisserais apprendre à voler tout seul. Au vieillard je dirais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais seulement avec l’oubli. J’ai appris tant de choses de vous les hommes…J’ai appris que tout le monde veut vivre en haut de la montagne, sans savoir que le vrai bonheur se trouve dans la manière d’y arriver. J’ai appris que lorsqu’un nouveau-né serre pour la première fois, le doigt de son père, avec son petit poing, il le tient pour toujours. J’ai appris qu’un homme doit uniquement baisser le regard pour aider un de ses semblables à se relever. J’ai appris tant de choses de vous, mais à la vérité cela ne me servira pas à grand chose, si cela devait rester en moi, c’est que malheureusement je serais en train de mourir. Dis toujours ce que tu ressens et fais toujours ce que tu penses. Si je savais que c’est peut être aujourd’hui la dernière fois que je te vois dormir, je t’embrasserais très fort et je prierais pour pouvoir être le gardien de ton âme. Si je savais que ce sont les derniers moments où je te vois, je te dirais « je t’aime » sans stupidement penser que tu le sais déjà. Il y a toujours un lendemain et la vie nous donne souvent une autre possibilité pour faire les choses bien, mais au cas où elle se tromperait et si c’est tout ce qui nous reste, je voudrais te dire combien je t’aime, que jamais je ne t’oublierais. Le lendemain n’est sûr pour personne, ni pour les jeunes ni pour les vieux. C’est peut être aujourd’hui que tu vois pour la dernière fois ceux que tu aimes. Pour cela, n’attends pas, ne perds pas de temps, fais-le aujourd’hui, car peut être demain ne viendra jamais, tu regretteras toujours de n’avoir pas pris le temps pour un sourire, une embrassade, un baiser parce que tu étais trop occupé pour accéder à un de leur dernier désir. Garde ceux que tu aimes prés de toi, dis-leur à l’oreille combien tu as besoin d’eux, aime-les et traite-les bien, prends le temps pour leur dire ‘je regrette’ ‘pardonne-moi’ ‘s’il te plait’ ‘merci’ et tous les mots d’amour que tu connais. Personne ne se souviendra de toi pour tes pensées secrètes. Demande la force et la sagesse pour les exprimer. Dis à tes amis et à ceux que tu aimes combien ils sont importants pour toi. Je vous dis au revoir avec beaucoup de tendresse.  Johnny Welch, ventriloque mexicain

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20) Lettre d’un père à son fils

Mon enfant, Le jour où tu trouveras que je suis devenu très vieux, essaie d’avoir de la patience envers moi et essaie de me comprendre…Si je me salis en mangeant…si j’ai de la difficulté à m’habiller…sois patient ! Souviens-toi des heures que j’ai passé à t’apprendre toutes sortes de choses quand tu étais petit…Si je répète la même chose des dizaines de fois, ne m’interromps pas! écoute-moi! Quand tu étais petit, tu voulais que je te lise la même histoire, soir après soir, jusqu’à ce qu tu t’endormes. Et je l’ai fait. Si je ne me lave plus aussi souvent sous la douche, ne me réprimande pas et ne me dis pas que c’est une honte. Souviens-toi combien d’excuses, je devais inventer pour te faire prendre un bain quand tu étais petit…En voyant mon ignorance vis-à-vis des nouvelles technologies, ne te moque pas de moi, mais laisse-moi plutôt le temps de comprendre…Je t’ai appris tant de choses…bien manger… bien t’habiller…bien te présenter…comment te confronter aux problèmes de la vie…S’il m’arrive à l’occasion de manquer de mémoire ou de ne pas pouvoir suivre une conversation…laisse-moi le temps nécessaire de me souvenir…et si je n’y parviens pas, ne deviens pas nerveux et arrogant…car le plus important pour moi, c’est d’être avec toi et de pouvoir te parler! Si je refuse de manger, ne me force pas ! Je sais très bien quand j’ai faim et quand je n’ai pas faim. Quand mes pauvres jambes ne me permettront plus de me déplacer comme avant…Aide-moi de la même manière que je tenais tes mains pour t’apprendre à faire tes premiers pas. Et quand un jour, je te dirai que je ne veux plus vivre…que je veux mourir…ne te fâche pas…car un jour tu comprendras aussi à ton tour! Essaie de comprendre qu’à un certain âge, on ne vit plus vraiment! On survit simplement! Un jour, tu comprendras que malgré toutes mes erreurs, j’ai toujours voulu ce qui était le mieux pour toi et que je préparais le terrain pour quand tu serais grand…Tu ne dois pas te sentir triste, malheureux ou incompétent (e) face à ma vieillesse et à mon état. Tu dois rester près de moi, essayer de comprendre ce que je vis, faire de ton mieux comme je l’ai fait à ta naissance…Aide-moi à marcher…aide-moi à terminer ma vie avec amour et dignité…La seule façon qui me reste pour t’en remercier, c’est un sourire et beaucoup d’amour pour toi…Je t’aime…Ton père.  anonyme

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 19) Héritage d’un enfant adoptif

Il était une fois deux Femmes qui ne se connaissaient pas. Tu ne te souviens pas de la première, La deuxième, c’est elle que tu appelles ta Mère. Pour te façonner, deux Existences se sont unies. L’une est ta Bonne Étoile, l’autre est le Soleil de ta Vie. Deux destins différents mis ensemble pour unifier le tien L’une est l’Étoile qui t’a guidé. L’autre, le Soleil qui t’a réchauffé La première t’a mis au monde, la seconde t’a appris à marcher La première t’a donné la Vie, la deuxième te l’a enseignée. La première t’a donné le goût d’aimer, la deuxième était là pour t’aimer. L’une t’a donné une Nationalité, L’autre t’a donné un nom. L’une t’a donné un talent, L’autre t’a donné une mission. L’une t’a donné des émotions, L’autre a apaisé tes peurs. L’une a vu ton premier sourire, L’autre a séché tes premières larmes. L’une a dû renoncer à Toi, L’autre, Dieu l’a conduite vers Toi. Et tu me demandes maintenant, les questions qui se posent depuis la nuit des temps : l’Hérédité ou l’Environnement ? Ni l’un ni l’autre, mon enfant. C’est tout simplement deux Amours qui t’ont formé !!! Qui t’ont donné tout ce qu’il fallait pour réussir ta Vie !!!  Auteur inconnu

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18) Il est mort

 Cher Ami,C’est avec grande tristesse que nous vous faisons part du décès d’un ami très cher qui se nommait BON SENS et qui a vécu de très nombreuses années parmi nous. Personne ne connaissait précisément son âge car le registre sur lequel était enregistré sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté. Mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie comme :  Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt », « Il ne faut pas tout attendre des autres » Ou bien encore « Ce qui m’arrive est peut-être aussi ma faute » Et bien d’autres encore. 16199003_p
BON SENS ne vivait qu’avec des règles simples et pratiques, comme : « Ne pas dépenser plus que ce que l’on a » et des principes éducatifs clairs comme :
« Ce sont les parents qui décident en final » Hélas, BON SENS a commencé à perdre pied quand des parents ont commencé à attaquer des professeurs
qui croyaient avoir bien fait leur travail en voulant apprendre aux enfants le respect et les bonnes manières. Ayant appris qu’un enseignant avait même été renvoyé
pour avoir réprimandé un élève trop excité, son état de santé s’était encore aggravé. Sa santé s’était encore plus détériorée quand les écoles ont dû demander et obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit bobo d’un élève, tandis qu’ils ne pouvaient plus informer les parents des autres dangers bien plus graves encourus par l’enfant. Enfin, BON SENS a perdu la volonté de survivre quand il a constaté que des voyous et des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes. Il avait aussi pris des coups, tant au moral qu’au physique, quand la Justice décida qu’il était répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison, tant que ce dernier pouvait porter plainte pour agression et atteinte à sa propre intégrité physique. BON SENS a définitivement perdu toute confiance et toute attache à la vie quand il a appris qu’une femme, qui n’avait pas réalisé qu’une tasse de café chaude peut brûler, et qui s’en était renversée maladroitement quelques gouttes sur la jambe, a perçu pour cela une indemnisation colossale du fabriquant, de la cafetière électrique, qui a dû licencier l’intégralité de son personnel. Et comme vous le savez sûrement, La mort de Bon Sens avait été précédée par le décès : martin-luther-king-jr-day-L-xGOagM1
– de ses parents Vérité et Confiance,
– de son épouse Discrétion
– de sa fille Responsabilité et celle de son fils Raison
Il laisse toute la place à trois faux frères nommés respectivement :
– « Je connais mes droits »
– « C’est la faute de l’autre »
– « Je suis une victime de la société »
Certes, il n’y avait pas foule à son enterrement car il n’existe plus beaucoup de personnes qui le connaissaient vraiment, et peu se sont rendu compte qu’il était parti, Mais si Vous, vous vous souvenez encore de lui et si Vous voulez raviver son souvenir, prévenez vos amis de la disparition de notre regretté BON SENS
en faisant par exemple circuler ce faire part. Sinon, ne faites rien ! (Anonyme)

17) L’amitiél

Un jour, durant mes premières années de secondaire, j’ai aperçu un gars de ma classe qui retournait à la maison après l’école. Il s’appelait « Kyle ». On aurait dit qu’il transportait tous ses livres et son matériel scolaire! Je me suis dit  » Pourquoi quelqu’un apporterait-il tous ses livres un vendredi soir. Il doit vraiment être un « nerd »… De mon côté, j’avais tout un week-end de planifié : Sorties et partie de football avec mes amis. Comme je passais près de lui, des jeunes ont commencé à se moquer de Kyle. Ils le pinçaient, ont fait tomber ses livres et l’ont même poussé dans la boue. Quand il est tombé, ses lunettes ont atterri quelques pieds plus loin, dans le gazon. Kyle a levé la tête et j’ai vu combien il était triste et désorienté. J’ai vraiment ressenti un élan de pitié pour lui… Alors, j’ai couru jusqu’à lui et j’ai ramassé ses lunettes. Lorsqu’il a levé la tête vers moi, j’ai vu quelques larmes dans ses yeux. « Ces gars-là étaient vraiment des imbéciles, » Lui ai-je dit. Il m’a regardé et m’a remercié. Il avait un énorme sourire dans lequel on pouvait voir toute la gratitude du monde! En l’aidant à ramasser ses livres, je lui ai demandé où il habitait. J’ai été surpris de voir qu’il habitait tout près de chez moi. Il m’a alors expliqué qu’il allait auparavant dans une école privée. Je ne pensais jamais un jour être un copain avec un petit  » prep « …Nous avons parlé tout au long du chemin. Il s’est révélé être un très bon gars. Je lui ai alors demandé s’il voulait venir jouer au football avec mes copains et moi le lendemain. Il s’est empressé d’accepter. Nous avons donc passé le week-end ensemble et, plus le temps avançait, plus je me rendais compte que Kyle était vraiment quelqu’un de bien. D’ailleurs, mes amis aussi pensaient la même chose. Le lundi matin, j’ai encore aperçu Kyle qui retournait à l’école avec sa pile de livres. Je l’ai rejoint encore une fois et lui ai dit:  » Wow! Tu finiras par avoir des muscles d’acier  à trimbaler tes livres comme ça!!! » Il a bien ri et m’a passé la moitié de ses livres. Durant les années qui ont suivi, nous sommes devenus les meilleurs copains du monde. Kyle était vraiment un élève très intelligent; il voulait faire sa médecine tandis que moi, j’allais finalement à l’université grâce à une bourse de football! Je l’agaçais tout le temps en lui disant qu’il n’était qu’un  » nerd »! Pour notre graduation, Kyle devait préparer un discours. J’étais bien content que ce ne soit pas moi! Kyle était devenu un jeune homme bien dans sa peau, qui plaisait beaucoup aux filles… D’ailleurs, il faisait beaucoup plus de conquêtes que moi! La journée de la graduation, je voyais bien que Kyle était nerveux. Pour le rassurer, je lui ai donné une bonne tape dans le dos en lui disant:  » Ne t’inquiète pas, tu vas être génial!  » Il m’a encore regardé avec son regard plein de gratitude, et m’a remercié. Lorsqu’il est arrivé devant le micro, il s’est éclairci la gorge et a commencé son discours:  » Une graduation, c’est le moment idéal pour remercier tous ceux qui nous ont aidé durant toutes nos années du secondaire. Nos parents, nos professeurs, nos entraîneurs…  mais surtout nos amis. Je suis ici pour vous dire qu’être l’ami de quelqu’un, c’est le plus beau cadeau qu’on peut lui donner. Je vais vous raconter une histoire… » J’étais vraiment très surpris lorsqu’il a commencé à raconter notre première rencontre… Mais j’ai été encore plus estomaqué lorsqu’il a raconté que cette fameuse fin de semaine-là, il avait prévu de se suicider… C’est pourquoi il avait apporté tous ses livres, pour que sa mère ne soit pas obligée de faire le ménage de son casier… Il m’a regardé et m’a fait un sourire :  » Heureusement, j’ai été sauvé. Mon ami m’a empêché de commettre l’irréparable.  » J’ai entendu le silence provoqué par son discours dans la salle; le discours d’un jeune homme distingué, beau bonhomme, intelligent et populaire… Je me suis retourné et j’ai vu ses parents qui m’ont souri avec le même regard plein de gratitude que Kyle avait eu à mon égard. Je n’avais jamais réalisé à quel point cette journée avait été bienfaitrice pour lui. Ne sous-estimez jamais le pouvoir de vos actions. Avec un simple petit geste, on peut changer la vie d’une personne… pour le meilleur ou le pire. Nous avons tous un impact dans la vie de tous les gens que nous rencontrons. Les amis sont des anges qui nous remettent sur nos pieds quand nos ailes ne savent plus comment voler. Anonyme

16) L’île où les hommes oublient de mourir

Le journal américain The New-York Times a publié la semaine dernière un article extraordinaire intitulé « L’île où les gens oublient de mourir » (The Island Where People Forget To Die). Il rapporte l’histoire d’un combattant de la seconde Guerre mondiale d’origine grecque, Stamatis Moraitis, qui partit s’installer aux Etats-Unis après l’Armistice. Alors qu’il avait adopté le style de vie américain, avec villa en Floride, deux voitures, trois enfants, Stamatis Moraitis apprit en 1976 qu’il avait un cancer des poumons. Neuf médecins confirmèrent le diagnostic et lui donnèrent neuf mois à vivre. Il avait 62 ans.Il décida alors de retourner avec son épouse sur son île natale d’Icare, en mer Egée, pour être enterré aux côtés de ses ancêtres dans un cimetière ombragé surplombant la mer. Stamatis s’installa dans une maisonnette blanchie à la chaux, au milieu d’un hectare de vignes escarpées, sur la côte nord-est d’Icare, et se prépara à mourir… Il se prépare à mourir, puis… D’abord, il passa ses journées au lit, soigné par sa mère et sa femme. Mais bientôt, il redécouvrit la foi de son enfance, et commença à se rendre, chaque dimanche matin, à la petite chapelle grecque orthodoxe en haut de la colline, où son grand-père avait été pope. Lorsque ses amis d’enfance apprirent son retour, ils commencèrent à lui rendre visite chaque après-midi. Leurs conversations pouvaient durer des heures, et s’accompagnaient invariablement d’une ou deux bouteilles de vin du cru. « Autant mourir heureux », se disait Stamatis. Pendant les mois qui suivirent, quelque chose d’étrange se produisit. Il dit qu’il commença à sentir ses forces le regagner. Un jour, se sentant entreprenant, il planta quelques légumes dans son jardin. Il ne projetait pas de les récolter lui-même, mais il appréciait le soleil, et respirer l’air de la mer. Il faisait cela pour sa femme, pour qu’elle puisse profiter des légumes quand il serait parti. Six mois s’écoulèrent. Stamatis Moraitis était toujours vivant. Loin d’entrer en agonie, il avait agrandi son potager et, sentant ses forces revenir, il avait aussi nettoyé la vigne familiale. S’accommodant de mieux en mieux du rythme de vie paisible de la petite île, il se levait le matin quand bon lui semblait, travaillait à la vigne jusqu’en début d’après-midi, se faisait un bon déjeuner, puis enchaînait sur une longue sieste. Le soir, il prit l’habitude de se rendre à la taverne du coin, où il jouait aux dominos jusqu’à une heure avancée. Les années passèrent. Sa santé continua à s’améliorer. Il ajouta quelques pièces à la maison de ses parents. Il développa la vigne jusqu’à produire 1500 litres de vin par an. Aujourd’hui, 35 ans plus tard, il a atteint 97 ans (selon un document officiel qu’il conteste ; car lui affirme en avoir 102) et il n’a plus le cancer. Il ne suivit jamais de chimiothérapie, ne prit aucun médicament d’aucune sorte. Tout ce qu’il fit fut de partir pour Icare… Jean-Marc Dupuis

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 15) Si tu peux…

Si tu peux commencer ta journée sans caféine,
Si tu peux la terminer sans sédatif pour dormir,
Si tu peux être de bonne humeur, sachant ignorer tes maux et tes douleurs,
Si tu peux ne jamais te plaindre et ennuyer les autres avec tes problèmes,
Si tu peux comprendre quand ceux qui t’aiment sont trop occupés pour te donner de leur temps,
Si tu peux accepter qu’on te blâme pour une faute non commise,
Si tu peux croire qu’on prendra soin de toi jusqu’à la fin de ta vie,
Si tu peux accepter toutes les critiques sans jamais te rebiffer,
Si tu peux endurer la grossièreté de certaines gens sans jamais les corriger,
Si tu peux faire face à la vie sans jamais mentir ou décevoir,
Si tu peux te détendre sans jamais prendre une goutte d’alcool,
Si tu peux dire très honnêtement, du plus profond de ton cœur, que tu n’as aucun préjugé contre les gens âgés,les différentes races, les religions ou les identités sexuelles,
Si tu peux manger la même nourriture à chaque jour et en être heureux,
Si tu peux aimer sans condition sans rien attendre en retour… Hé bien, mon ami(e), tu es PRESQUE aussi parfait que ton CHIEN. Inconnu

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14) Bivalence

« La patiente est incapable de parler ni de comprendre le moindre mot. Il lui arrive parfois de proférer des sons inarticulés et incohérents durant des heures. Elle n’a aucun sens des personnes, des lieux et du temps. Elle réagit cependant à l’énoncé de son propre nom. Il y a six mois que je m’occupe d’elle, mais elle montre toujours une totale indifférence à son aspect physique et ne fait aucun effort pour aider aux soins qu’on lui donne. Il faut la laver, l’habiller, lui donner à manger. Comme elle n’a pas de dents, il faut lui écraser ses aliments. Elle bave sans arrêt de sorte que, devant, sa chemise est presque toujours sale. Elle ne peut pas marcher. Ses heures de sommeil sont totalement irrégulières. Elle s’éveille souvent au milieu de la nuit et réveille son entourage par ses cris. La plupart du temps elle est gentille et de bonne humeur, mais plusieurs fois par jour, elle s’agite sans cause apparente, se met à pleurer et ne cesse de crier que si quelqu’un vient la consoler. » C’est par la description de ce cas clinique que je commençai un jour une conférence à des infirmières déjà diplômées, sur « les aspects physiques du vieillissement ». Je leur demandais ensuite quels sentiments elles éprouveraient à s’occuper de cette patiente. Les mots qui revinrent les plus souvent dans leurs réponses furent : désespérant, déprimant, pénible. Je leur déclarai alors que j’avais grand plaisir à soigner cette personne et qu’elles en auraient autant que moi. Devant leur regard incrédule, je fis passer à la ronde une photo, celle de mon bébé de six mois. Pourquoi est-il donc tellement plus difficile de s’occuper d’une femme de quatre-vingt-dix ans que d’un nourrisson ? À l’évidence, ce n’est pas seulement une question de poids. La raison en est plus profonde. Le bébé, et sur ce point toutes les infirmières furent d’accord avec moi, représente l’espoir et des possibilités quasiment infinies. N’y aurait-il pas lieu de changer d’attitude, afin de donner à ceux qui achèvent leur vie dans l’impuissance de la vieillesse les mêmes soins qu’à ceux qui la commencent ? Dr Paul E. Ruskin, Journal of American Medical Association, 1984.

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13) Chacun porte son univers dans son cœur
Il était une fois un homme assis à l’entrée de la ville. Un jeune homme s’approcha et lui demanda : “ je ne suis jamais venu ici, comment sont les gens qui habitent cette ville ? ” Le vieil homme lui répondit : “ Comment étaient les gens dans la ville d’où tu viens ?- Égoïstes et méchants, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’étais content de partir.- Tu trouveras les mêmes, lui répondit le vieil homme. ”Un peu plus tard un autre homme s’approcha de lui et lui posa la même question : “Je viens d’arriver dans la région, comment sont les gens dans cette ville ?” Le vieil homme lui répondit de même : “ Dis-moi mon garçon, comment étaient les gens de la ville d’où tu viens ?- Ils étaient bons, accueillants, bienveillants, honnêtes. J’y ai de nombreux amis et j’ai eu beaucoup de mal à les quitter. »- Tu trouveras les mêmes ici, répondit le vieil homme. Un Marchand avait entendu les deux conversations. Dès que le deuxième jeune homme s’éloigna, il s’adressa au vieillard sur un ton de reproche:“ Comment peux-tu donner deux réponses complètement différentes à la même question posée par deux personnes? » Le vieil homme dit : “ Mon fils, chacun porte son univers dans son cœur … D’où qu’il vienne, celui qui n’a rien trouvé de bon par le passé ne trouvera rien de bien ici non plus. Par contre, celui qui avait des amis dans l’autre ville trouvera ici aussi des amis loyaux et fidèles… Car vois-tu, les gens sont, vis à vis de nous ce que nous trouvons en eux ”image_terre_1766

12) Chez nous

Alice est seule et sans travail. Seule n’est vraiment pas le mot. Elle vit avec sa fille Anna dans une vieille caravane que lui prête, en attendant mieux, le brave gérant du camping. Anna, cette année, a six ans. Il faut donc l’inscrire à l’école. Et voilà qu’Alice, sa mère, s’angoisse. Que va penser la directrice quand elle lui dira où elle vit ?Le camping. Une caravane. Ce n’est pas ce que l’on appelle un domicile fixe. On va la signaler, peut-être, à l’Assistance. Un « cas social », Anna ? La honte. Elles ne vivent pas bien, d’accord, mais il y a plus malheureux qu’elles. Au moins elles s’aiment, elles se réchauffent, elles parlent, elles prennent des fous rires. Elles pourraient avoir mieux, mais leur situation, franchement, pourrait être pire. Bref ; vient le jour de l’inscription. Anna tient fort la main d’Alice.
Le bureau de la directrice. – Asseyez-vous.
Nom de l’enfant.
Situation de famille.
Adresse.
Alice retient un sanglot, prend un grand souille puis, bravement, elle lâche tout, la caravane, le camping, le chômage, la solitude.
La directrice écoute, la regarde par-dessus ses lunettes et dit :- Si je vous comprends bien, madame, vous n’avez pas de vrai chez-vous.
Alice se tait. Anna, sa fille, rit et répond, toute rayonnante :- Bien sûr qu’on a un vrai chez-nous, mais voilà, c’est pas compliqué.
Nous n’avons pas, pour le moment, de vraie maison à mettre autour…(Ceci est une histoire vraie.) Henri Gougaud

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11) Si je pouvais revivre ma vie

Si je pouvais revivre ma vie, je parlerais moins, mais écouterais davantage. J’inviterais des amis à venir souper même si le tapis est taché et le divan défraîchi.Je grignoterais du maïs soufflé au salon et ne me soucierais pas de la saleté quand quelqu’un veut faire un feu dans le foyer.Je prendrais le temps d’écouter mon grand-père évoquer sa jeunesse quand il est encore temps de l’écouter. Je n’insisterai plus pour que les fenêtres de la voiture soient fermées par un beau jour d’été, tout simplement parce que mes cheveux viennent tout juste d’être coiffés. Je ferais brûler ma chandelle sculptée en forme de rose au lieu de la laisser fondre d’elle-même parce qu’entreposée pendant trop longtemps dans l’armoire. Je m’assiérais dans l’herbe avec mes enfants sans me soucier des taches de gazon. Je rirais et pleurerais, non pas en regardant la télé, mais en regardant la vie. Je resterais au lit lorsque je suis malade plutôt que de prétendre que la terre cessera de tourner si je ne travaille pas cette journée-là. Je n’achèterais rien pour la simple raison que c’est pratique ou encore à l’épreuve des taches, ou parce que garanti pour durer toute la vie. Au lieu de souhaiter la fin de mes neuf mois de grossesse, je savourerais chacun des instants en réalisant que la merveille grandissant en dedans de moi, est une chance extraordinaire de ma vie de vivre un miracle de Dieu. Lorsque mes enfants m’embrassent avec fougue, je ne dirais plus : « Plus tard. Maintenant va te laver les mains avant de souper ». Il y aurait plus de «Je t’aime…» Que de «Je suis désolée…» Mais surtout, si on me donnait une autre chance de revivre ma vie, j’en saisirais chaque minute…Je la vivrais !Je la regarderais pour vraiment la voir,la vivre et ne jamais la redonner. Erma Bombeck, décédée suite au cancer du sein.

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10) Souviens-toi de moi !

Il allait passer sans apercevoir la vieille dame bloquée de l’autre côté de la route, mais, à travers la faible lumière du jour, il pouvait deviner son besoin d’assistance. Il s’arrêta devant la voiture Mercedes, sortit de sa vieille Pontiac grésillante, et se dirigea vers la pauvre dame désespérée. Malgré le sourire sur son visage, elle était effrayée. Depuis le temps qu’elle attendait, personne ne s’était arrêté pour l’aider. Et ce jeune homme, allait-il lui faire mal ? Il paraissait pauvre et affamé, et il pouvait voir qu’elle était effrayée, debout dans le froid. Il savait qu’elle avait la chair de poule et ressentait ce frisson que seule la peur entraînait. »Je viens vous aider madame. Allez-vous asseoir S.V.P. dans la voiture où il fait un peu plus chaud. Par ailleurs, mon nom est Bryan Anderson. »
Eh bien, son problème était la crevaison du pneu, mais, avec son âge avancé, elle ne pouvait rien faire toute seule. Bryan se baissa, fléchit les genoux, rampa sous la voiture cherchant comment placer le cric, serra ses articulations une ou deux fois. Quelques minutes après, il avait pu remplacer le pneu. Il s’était sali, et légèrement blessé à la main. Pendant qu’il resserrait les écrous, elle abaissa alors la vitre et lui parla. Elle lui expliqua qu’elle était de la ville de St.Louis, et qu’elle était seulement de passage. Elle ne pouvait pas assez le remercier pour son secours. Bryan pouvait juste ébaucher un sourire en fermant sa malle d’outils. La vieille dame lui demanda combien elle devait payer. Elle pouvait tout accepter. Elle imagina le pire s’il ne s’était pas arrêté. Bryan n’a pas pensé un seul instant à être payé. Ceci n’était pas un travail pour lui. C’était aider quelqu’un qui était dans le besoin. Et Dieu seul sait combien de fois des gens l’avaient aidé dans le passé. Il menait toute son existence de cette manière et il ne lui venait pas à l’esprit de faire autrement. Il lui a dit que si elle voulait vraiment le payer en retour, la prochaine fois qu’elle verrait quelqu’un dans le besoin, elle devrait donner à cette personne l’assistance nécessaire. Et il conclut en disant : «Souvenez-vous de moi».
Il attendit qu’elle démarre son véhicule avant de partir. C’était une belle journée de froid et de pluie, mais il se sentait bien en prenant le chemin de la maison, à la tombée de la nuit. A quelques mètres de là, la vieille dame trouva une cafétéria. Elle y fit son entrée pour se réchauffer légèrement avec un repas chaud, avant de reprendre le reste du parcours vers la maison. C’était un restaurent modeste devant lequel se trouvaient deux vieilles pompes à essence. Tout lui paraissait étrange. La serveuse l’accueillit et lui offrit une serviette propre pour nettoyer ses cheveux mouillés. Elle avait un gentil sourire malgré sa journée de travail harassante. La vieille dame remarqua que la serveuse était enceinte d’environ huit mois, mais elle ne laissait ni l’effort, ni le travail, changer ses habitudes. Elle se demandait comment une personne avec si peu pouvait être si généreuse envers une étrangère. Aussitôt, elle se souvint de Bryan. Quand elle eut fini son repas, elle paya avec un billet de 100 dollars. La serveuse alla vite chercher la monnaie. Mais la dame s’en alla avant que la serveuse ne revienne. Elle remarqua alors une note sur la serviette de table. Des larmes coulèrent de ses yeux quand elle lut ce que la vieille dame lui avait écrit : «Tu ne me dois rien. Je suis passée aussi par là. Quelqu’un m’a aidée à m’en sortir comme je le fais pour toi. Si tu veux réellement me payer en retour, voici ce qu’il faut faire : Ne permets pas à cette chaîne d’amour de prendre fin avec toi !» Et, sous la serviette de table, il y avait quatre autres billets de 100 dollars. Il y avait des tables à nettoyer, des boîtes de sucre à remplir et des gens à servir, mais la serveuse se décida à le faire un autre jour, et prit congé. Quand elle rentra chez elle, et monta au lit. Elle pensa à l’argent et à ce que la vieille dame lui avait dit. Comment la vielle dame avait-elle su comment elle et son mari en avaient besoin ? Avec un bébé le mois suivant, cela s’annonçait très dur. Elle savait comment son mari était inquiet et, comme il était couché à côté d’elle, elle lui donna un doux baiser et chuchota légèrement et doucement à son oreille : «Tout ira bien. Je t’aime, Bryan Anderson.» anonyme

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9) Il manque une cuiller

Une femme venait de terminer ses courses. Au comptoir du self, elle acheta un bol de soupe, alla s’installer à une table, y posa son plateau et s’aperçut qu’elle avait oublié de prendre une cuillère. Elle repartit aussitôt en direction du comptoir. Revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un homme installé devant le bol, trempant sa cuillère dans la soupe. « Quel sans-gêne !, pense-t-elle. Mais, il n’a pas l’air méchant… Ne le brusquons pas ! » « Vous permettez, » lui dit-elle en tirant la soupe de son côté. Son interlocuteur ne répond que par un large sourire. Elle commence à manger. L’homme retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table. A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d’amabilité dans le geste et le regard qu’elle le laisse faire, désarmée. Ils mangent à tour de rôle. Elle est décontenancée, son indignation a fait place à la surprise, elle se sent même un peu complice. La soupe terminée, l’homme se lève, lui fait signe de ne pas bouger, et revient avec une abondante portion de frites qu’il pose au milieu de la table, l’invite à se servir. Elle accepte et ils partagent les frites. Puis il se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et prononce l’un de ses premiers mots : «merci!» Elle reste un moment pensive et songe à s’en aller. Elle cherche son sac à mains, qu’elle a accroché au dossier de la chaise. Plus de sac ! Mais alors, cet homme n’était qu’un voleur ? Elle s’apprête à demander qu’on le poursuive, lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact et froid, posé sur une table voisine, devant la chaise où est accroché son sac. Il manquait une cuillère sur le plateau… Carole Braéckman

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8) Lettre d’une mère à une autre mère. Inversion des valeurs,

Chère madame, J’ai vu votre protestation énergique devant les caméras de télévision contre le transfert de votre fils de la prison de Arlon à la prison de Leuven. Je vous ai entendue vous plaindre de la distance qui vous sépare désormais de votre fils et des difficultés que vous avez à vous déplacer pour lui rendre visite. J’ai aussi vu toute la couverture médiatique faite par les journalistes et reporters sur les autres mères dans le même cas que vous et qui sont défendues par divers organismes pour la défense des droits de l’homme, etc. Moi aussi je suis une mère et je peux comprendre vos protestations et votre mécontentement. Je veux me joindre à votre combat car, comme vous le verrez, il y a aussi une grande distance qui me sépare de mon fils. Je travaille mais gagne peu et j’ai les même difficultés financières pour le visiter. Avec beaucoup de sacrifices, je ne peux lui rendre visite que le dimanche car je travaille tous les jours de la semaine et aussi le samedi et j’ai également d’autres obligations familiales avec mes autres enfants. Au cas où vous n’auriez pas encore compris, je suis la mère du jeune que votre fils a assassiné cruellement dans la station service où il travaillait de nuit pour pouvoir payer ses études et aider sa famille. J’irai lui rendre visite dimanche prochain. Pendant que vous prendrez votre fils dans vos bras et que vous l embrasserez, moi je déposerai quelques fleurs sur sa modeste tombe dans le cimetière de la ville. Ah j’oubliais, vous pouvez être rassurée, l’état se charge de me retirer une partie de mon maigre salaire pour payer le nouveau matelas de votre fils puisqu’il a brûlé les 2 précédents dans la prison où il purge sa peine pour le crime odieux qu’il a commis. Pour terminer, toujours comme mère, je demande à tout le monde de faire circuler mon courrier, si intime qu’il soit. nous parviendrons ainsi peut-être à arrêter cette inversion des valeurs humaines. HISTOIRE VRAIE. Anonyme

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7) La vieille femme grincheuse

Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu? Quand tu me regardes, que penses-tu? Une vieille femme grincheuse, un peu folle, le regard perdu, qui n’y est plus tout à fait, qui bave quand elle mange et ne répond jamais. Qui, quand tu dis d’une voix forte « essayez » Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas, qui docile ou non, te laisse faire à ta guise, le bain et les repas pour occuper la longue journée grise. C’est ça que tu penses, c’est ça que tu vois ? Alors ouvre les yeux, ce n’est pas moi. Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille, me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux : Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère, des frères et des sœurs qui s’aiment entre eux. Une jeune fille de 16 ans, des ailes aux pieds, rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé. Mariée déjà à 20 ans. Mon cœur bondit de joie au souvenir des vœux que j’ai fait ce jour-la. J’ai 25 ans maintenant et un enfant à moi, qui a besoin de moi pour lui construire une maison. Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite. Nous sommes liés l’un a l’autre par des liens qui dureront. Quarante ans, bientôt il ne sera plus là. Mon homme est à mes côtes qui veille sur moi. Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés. Me revoilà avec des enfants,mon bien-aimé et moi. Voici les jours noirs, mon mari meurt. Je regarde vers le futur en frémissant de peur, car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs. Je pense aux années et à l’amour que J’ai connus. Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle, qui s’amuse a faire passer la vieillesse pour folle, mon corps s’en va, la grâce et la force m’abandonnent et il y a maintenant une pierre là où jadis j’eus un cœur. Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille dont le vieux cœur se gonfle sans relâche,demeure. Je me souviens des joies, je me souviens des peines, et à nouveau je sens ma vie et j’aime. Je repense aux années trop courtes et trop vite passées, et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer. Alors ouvre les yeux, toi qui me soignes et regarde: Non la vieille femme grincheuse… regarde mieux, tu me verras !  texte retrouvé dans les affaires d’une vieille dame Irlandaise après sa mort.

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6) Lettre d’une femme à sa mère atteinte d’Alzheimer

Dans le Silence De ta Mémoire
Toi
Qui s’éloigne de plus en plus
Dans le Silence et dans le noir
Tu deviens ta propre inconnue
Il y a des trous dans ta Mémoire
Je me sens seule et perdue
Tu ne me reconnais plu
Je ne fais plus partie de ton histoire
Toi
Que j’ai connu jadis en des Temps plus Heureux
Ton regard n’était jamais triste mais Maintenant
C’est la mort dans tes yeux
Comment peuvent tomber dans l’oubli
Ceux à qui on a déjà donné la vie
Toi
Qui ne me reconnais plus. Souviens-toi pourtant
Tu m’as déjà prise dans tes bras
Et je t’ai déjà appelé Maman
Je voudrais revoir ton Sourire comme avant
Mais on a volé nos plus beaux Souvenirs
Depuis, tout est devenu Néant
Toi
À qui j’aurais tant de choses à dire
Avant qu’on tourne tristement la page
Quand je te vois souffrir J’ai tellement mal
Il n’y a que des ombres sur ton visage
On a volé le souvenir de ma plus belle image
On a pris ta vie Pour la mettre en cage
Toi
Qui connaissais tant de gens
Mais déjà ta vie en a fait le deuil
Te voilà désormais seule. Petite femme si fragile
Prisonnière d’une maladie qui cruellement
Te plonge dans l’oubli
Toi
Qui aimais tant sourire
Tu ne reconnais plus tes Souvenirs
Ton regard doucement s’est assombri
Depuis dans ta mémoire c’est déjà la nuit
Si tu savais le tourment de ne plus être reconnue
De sa Maman
Toi
Qui semble si seule
Ce soir tu n’as plus de larme pour pleurer.
Tes souvenirs se sont effacés
Je ne vois que des Silences Dans ta Mémoire
Même ton regard m’est devenu Étranger
Je voudrais tuer cette maladie
Qui tient ta vie en sursis
Toi
Que je rêve de prendre dans mes bras
Depuis si longtemps déjà
Ce soir, je te fais un cadeau
Je laisse tomber les virgules et les mots
Et je te rejoins dans ton monde à toi
Je ferme tendrement les yeux
Et de tout mon cœur je fais le vœu
Qu’un jour dans l’au-delà
Peut-être que tu me reconnaîtras
J’ai écris ce texte avec tout mon cœur
Je comprend votre douleur
Face à cette terrible maladie
Qui plonge ceux qu’on aime
Dans l’oubli, L’Alzheimer
anonyme

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5) Je vécus heureux

J’aurais pu devenir riche si j’avais choisi l’or plutôt que mes amitiés. J’aurais pu être célèbre si j’avais cherché la renommée pendant les heures où je m’appliquais à jouer. Et me voici, assis à l’extrémité de ma vie, jetant un coup d’œil derrière moi pour voir tout ce que j’ai fait avec ces jours et ces années qui étaient miens et tout ce qui m’est arrivé. Je n’ai pas vraiment de fortune à léguer à ceux qui porteront mon nom. Et je n’ai rien fait qui soit susceptible de m’assurer une place sur les registres de la renommée. Mais j’ai adoré le ciel et ses grands espaces bleus; j’ai vécu avec les arbres et les oiseaux; j’ai dédaigné l’or et l’argent pour partager des plaisirs comme ceux-là. J’ai donné mon temps aux enfants qui sont venus; nous avons joué ensemble bruyamment. Et je n’échangerais pas les heures heureuses passées avec eux pour tout l’argent que j’aurais pu faire. J’ai choisi d’être connu et aimé par quelques personnes, et j’ai fait la sourde oreille aux applaudissements des hommes; et je referais les mêmes choix si la chance m’était donnée de revivre ma vie.
J’ai vécu avec mes amis et j’ai partagé leurs joies, connu leurs peines avec toutes leurs larmes; j’ai fait une belle récolte avec les quelques arpents de ma vie, même si certains prétendent que j’ai gaspillé mon temps. J’ai été à même de bien profiter de mes belles choses, et je crois avoir ainsi rempli ma vie de mon mieux. Et au crépuscule de ma vie, je ne regrette pas tout l’or que j’aurais pu posséder. Mark Victor Hansen et Jack Canfield

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4) Sauvetage en mer

Il y a plusieurs années, dans un petit village de pêcheurs, un jeune garçon apporta la preuve qu’une bonne action est toujours récompensée. Du fait que le village entier vivait de l’industrie de la pêche, il lui était nécessaire d’entretenir une équipe de sauveteurs volontaires en cas d’urgence. Une nuit que les vents faisaient rage, les nuages crevèrent et une forte bourrasque fit chavirer une embarcation en mer. À bout de ressources, l’équipage lança un appel de détresse. Le capitaine du canot de sauvetage sonna l’alarme et les habitants se rassemblèrent sur la place du village surplombant la baie. Alors que les sauveteurs mettaient leur embarcation à l’eau et se frayaient une voie à travers les vagues rugissantes, les villageois attendaient impatiemment sur la rive, munis de lanternes pour baliser le chemin du retour. Une heure plus tard, le canot réapparut dans la brume et les villageois, réjouis, s’élancèrent pour l’accueillir. Tombant épuisés sur le rivage, les volontaires rapportèrent que l’embarcation n’avait pu prendre un passager de plus et qu’ils avaient dû laisser un homme derrière eux. Un seul passager de plus aurait sans aucun doute fait chavirer le bateau et tous auraient été perdus. Aussitôt, le capitaine fit appel à une autre équipe de volontaires pour aller chercher le dernier survivant. Le jeune Hans, âgé de seize ans, s’avança. Sa mère s’accrocha à sa manche, en implorant : «N’y va pas, je t’en prie ! Ton père est mort dans un naufrage, il y a dix ans, et ton frère aîné, Paul, est porté disparu en mer depuis trois semaines. Hans, tu es tout ce qui me reste ! » Hans répondit : «Mère, je dois y aller. Qu’arriverait-il si tout le monde disait : «Je ne peux pas y aller, que quelqu’un d’autre le fasse» ? Mère, cette fois je dois faire mon devoir. Lorsque vient l’appel, nous devons y répondre chacun à notre tour. » Hans embrassa sa mère, rallia l’équipe et disparut dans la nuit. Une autre heure s’écoula, qui sembla une éternité à la mère de Hans. Enfin, l’embarcation de sauvetage apparut dans la brume. Hans se tenait à la proue. Les mains en porte-voix, le capitaine demanda :«Avez-vous trouvé l’homme perdu?» À peine capable de contenir sa joie, Hans cria avec excitation : «Oui, nous l’avons trouvé. Dites à ma mère que c’est mon frère aîné, Paul !» Dan Clark

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3) Vieillir

Vieillir, se l’avouer à soi-même et le dire
Tout haut, non pas pour voir protester les amis
Mais pour y conformer ses goûts et s’interdire
Ce que la veille encore on se croyait permis.
Avec sincérité, dès que l’aube se lève
Se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour
À chaque cheveu blanc se séparer d’un rêve
Et lui dire tout bas un adieu sans retour.
Aux appétits grossiers, imposer d’âpres jeûnes
Et nourrir son esprit d’un solide savoir;
Devenir bon, devenir doux, aimer les jeunes
Comme on aima les fleurs, comme on aima l’espoir.
Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
Tandis qu’ils vogueront sur les flots hasardeux,
Craindre d’être importun sans devenir sauvage
Se laisser ignorer tout en restant près d’eux.
Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
Prier et faire un peu de bien autour de soi,
Sans négliger son corps, parer surtout son âme,
Chauffant l’un aux tisons, l’autre à l’antique foi.
Puis un jour s’en aller, sans trop causer d’alarmes,
Discrètement mourir, un peu comme on s’endort,
Pour que les tout-petits ne versent pas de larmes
Et qu’ils ne sachent pas ce que c’est que la mort.
François FABIÉ (1846-1928)

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2) Être jeune

La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort. On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années; on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal. Les années rident la peau, renoncer à son idéal ride l’âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et le désespoir sont des ennemis qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille. Il demande, comme l’enfant insatiable: Et après ? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi, aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même, aussi jeune que votre espoir, aussi vieux que votre abattement. Vous restez jeune tant que vous restez réceptif. Réceptif à ce qui est beau, bon et grand. Réceptif au message de la nature, de l’homme et de l’infini. Si un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard. Général McArthur

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1) Le message de Steve Jobs sur la vie, la mort et les raisons de son succès.

«C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste 3 expériences.                                                                                                                                                                                          Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université? La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ? Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit :«Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ?» Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université. 17 ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de 6 mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient. Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoire, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné. Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, 10 ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard. On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.                                                                                                                                                                                                                               «Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire» Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais.J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, 10 ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans. C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes. Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro. Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie. Pendant les 5 années qui suivirent, j’ai créé une société appelée Next et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté Next, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez Next est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse., Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.                                                                                                                                                              «Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie»  Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les 33 années écoulées, je me suis regardé dans la glace le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement. Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur. Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les 10 prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux. J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien. Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé, et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité. Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire. Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog, l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, 35 ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes. Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite. Soyez insatiables. Soyez fous.
Merci à tous.» Steve Jobs 1955-2011

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